Fly me to the moon …

and let me sing among the stars ( Frank Sinatra )

Salut, bien sûr les oraux sont terminés, ce papier ne sera donc pas le racontage d’un oral mais plutôt une sorte d’épilogue qui vous informera au moins autant que les précédents articles.

Les résultats sont tombés en ce 22 juillet 2008, un coup de téléphone de mon père m’informe que je suis pris à Reims, je le remercie de l’info, raccroche le téléphone et hurle de joie. ça y est la prépa c’est fini, plus de Corcos, plus de cette administration vilgénisienne à la con et plus de semaine de révision à raison de trois heures par jour (au moins) . Néanmoins, le parcours ne s’arrête pas là: il me faut encore trouver un logement… et c’est pas gagné!

Après quelques jours à m’informer auprès des élèves de l’ESC Reims de l’endroit où il faut être en ville pour ne pas être isolé, après avoir épluché en compagnie de mon père une quantité monumentale de sites internet du type paruvendu, le 26 juillet au matin je prend la route pour Reims avec mes parents. Je passe à une agence immobilière qui semble avoir beaucoup de logements dans le coin qui m’intéresse. Moyennant la modeste somme de 140€ ( ouille) couvrant les frais d’agence, on nous file une liste de logements et de propriétaires à appeller. Nous choisissons un certain nombre d’apart et appellons les propriétaires. Je vous passe les détails mais après quelques apart qui nous filent sous le nez, nous parvenons à en attrapper un:  20m², tout équipé, bien placé, le pied quoi !

J’aurais bien pris le temps de visiter quelques autres aparts pour comparer mais voilà: les aparts partent tellement comme des petits pains que j’ai préféré ne pas aller chercher midi à quatorze heures. Me voilà donc installé à 5minutes à pied de mon arret de bus et du centre et à 50m de la laverie et autant du supermarché.

Morale:

-Pour trouver un logement, les agences immobilières sont très pratiques, il vous en coutera un petit peu mais le plus souvent elles regroupent des propriétaires serieux et elles vous fournissent une liste de logements répondant aux critères que vous donnerez.

-N’attendez surtout pas, le mieux est de chercher les logements sur internet le jour même, vous verrez inévitablement certaines agences toujours ressortir et vous n’aurez plus qu’à les contacter. Ensuite, rendez vous dans la ville en question le plus tot possible ( avant le week end qui suit de préférence) et vous disposerez alors de plus de choix et de plus de temps pour vous décider.

Sur ce, c’était sans doute mon dernier papier avant le passage de relais alors, à tous les vilgéniciens, quelle que soit votre promo, qu’il vous reste 1 ans, 2 ans ou 2 mois à passer en prépa, sachez que ce tunnel qu’est la prépa et qui parait si long lorsqu’on y rentre se réduit à vue d’oeil et bien plus vite qu’on ne le pense. Sachez enfin que la satisfaction d’en sortir est bien supérieure au reste.

Have fun mais surtout: “Practice and practice and practice!!”

Colin

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It has to start somewhere, it has to start sometime

what better place than here, what better time than now ? (Rage against the machine, guerilla radio, 1999)

Nous sommes le 24 juin, il est 7h et l’agréable sonnerie de mon portable est entrain de me faire comprendre que je ferais mieux de me tirer du lit rapidement. Réprimant un grognement, je quitte donc mon lit, me prépare et quitte ma maison. Aujours’hui je me rend à Rouen, l’école qui figure a priori en tête de mes objectifs.

Il est 8h45, après moultes changements de ligne et un petit arrêt dans la cabine d’un photomaton de la gare pour ajouter une photo à mon CV, je suis prêt à attendre le train qui m’emmenera à Rouen. Je commence à m’inquiéter mais mon ami Matthieu arrive avec les billets, nous allons donc pouvoir embarquer pour un voyage éclair puisque nous avons prévu de passer les oraux cet aprèm et de repartir aussi sec, je n’ai donc emporté qu’un costard que je porte et une malette.

Notre train quitte la gare à 9h15 précises et il est 10h30 quand nous arrivons à Rouen après un voyage sans encombre. Le soleil brille et valorise ainsi une ville que je trouve très belle [Mode guide touristique on : Pour ceux qui ne le savent pas, Rouen est une ville au caractère médiéval très prononcé avec nombre de vieilles maisons, chateaux ou cathédrales, rues pavées et piétonnes . Mode guide touristique off]. Quelques gentils admissibles nous montent à l’ESC qui se trouve en périphérie de la ville à une dizaine de minute de la ville, on nous explique que pour monter à l’école, il y a un carrefour emprunté par tous les étudiants et auquel le stop marche super bien, sinon il reste les bus.

10h45, la voiture franchi le porche de l’école, l’école se compose de nombreux bâtiments récement rénovés qui entourent un chateau qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de la star Academy. Devant le chateau s’étend une vaste zone d’herbe bien verte. Nous nous dirigeons donc vers le lieu d’inscription où nous recevons un t-shirt et une plaquette de l’école. Après un gros moment de flip, je retrouve mon CV qui était en fait agrafé à mon questionnaire, je le donne à un responsable et Matthieu ainsi que moi même allons nous poser sur une terasse gorgée de soleil en compagnie d’une fille que j’avais connu à l’ESC lille et de deux autres personnes que nous ne connaissons pas sur un fond sonore très walt disneysque allant de “on rentre du boulot” de blanche neige à “i just can’t wait to be king” du roi lion.

12h30, nous avons eu le temps d’aller manger un morceau dans le foyer (équipé de consoles, de tables de ping pong et billard, de babyfoot, bref une salle bien sympatoche) et nous nous installons dans le grand amphithéâtre (pour ceux qui souhaiteraient savoir à quoi il ressemble, disons qu’il est en tout point comparable à une grande salle de cinéma) où après un discours un peu assommant du directeur nous avons le droit à un film admissible fait par l’assoc cinéma de l’ESC sur le thème heroes ( des admissibles se rendant à Rouen et se découvrant des pouvoirs) super bien fait et super bien réussi.

13h30, à peine le temps de sortir que mon entretien commence, je suis dans la première fournée. Mon jury est un peu en retard et je commence vers 13h45. Mon jury se compose d’une femme professeur de l’école et d’un homme diplomé de l’école. Ils sont tous les deux très aimables et j’ai même droit au tutoiement :o. Nous parlons de choses et d’autres, de mon projet professionnel, de mes loisirs, de ce qui m’a interessé dans l’actualité économique ( je parle de la société générale) et dans l’actualité politique ( je parle des problèmes de l’europe et nous enchainons sur le projet d’union méditerranéenne), on parle aussi de ce que je peux apporter à l’école et ce que j’attend d’elle, on parle de mes lectures et enfin de sport. Je suis satisfait de mes réponses, je pense avoir été performant dans le fond sans toutefois être totalement certain d’avoir été performant sur la forme ( j’avais laissé une faute d’orthographe dans mon questionnaire, je ne sais pas si mon débit de parole était bon, enfin toutes ces choses là quoi… ).

Finalement, he resors à 14h20 plutot satisfait et je vais me poser à une table dans le couloir des oraux avec Matthieu et quelques admisseurs. On discute de notre date de départ et je laisse entendre que l’école me plait bien et que je serais bien resté un peu plus, ce à quoi on me répond que ça peut se faire. Je prend donc la décision de rester passer la fin d’aprèm la soirée et la nuit sur Rouen tandis que Matthieu préfére repartir une fois son oral terminé. Je retire donc mon haut de costard et enfile le polo admissible sous ma chemise ouverte histoire d’être un peu plus à l’aise (oui c’est un détail: je n’avais pas de fringue de rechange car je ne pensais pas rester).

Mon après midi se compose donc d’un paiement du logement chez un etudiant pour la nuit et du repas du soir, d’un échange de ticket avec une fille qui repartait en même temps que matthieu pour pouvoir repartir seul et d’une visite de la ville en compagnie d’une admisseuse et de deux personnes avec qui j’ai déjeuner, franchement si vous en avez l’occasion faites la parce que Rouen est l’une des villes les plus sympa qu’il m’a été donné de voir ( en même temps ce jour là il faisait beau alors ça doit surement aider). Je termine l’après midi en faisant un peu de wii avec des admissibles que je rencontre et en jouant à une sorte de question pour un champion organisé par les admisseurs.

20h30 ( enfin je crois je me souviens plus trop); nous passons au diner, un barbecue en face du chateau. Je passe un diner bien agréable entouré d’admisseurs et d’admissibles avec lesquels on parle de tout et de rien mais quand même beaucoup d’écoles de commerce. Le repas se poursuit jusqu’à 22h30 puis j’obtiens un papier m’indiquant l’endroit où je logerai ce soir, le “21 re” chez Axel, Gauthier ( Goth) et Steven ( Stev’).

Il est donc 23h quand une voiture de l’esc rouen me dépose au 21Re. Stev’ m’acceuille ( j’ai déja fait sa connaissance dans la journée) et nous buvons un whisky en attendant Axel et Gauthier qui arrivent une demi heure plus tard. Nous papotons et il est 0h30 lorsque nous nous décidons à décoller pour l’appart d’admisseurs qui organisent une fête d’anniversaire.Nous partons donc à pied jusque là bas ( il faut savoir que tous les étudiants logent en centre ville dans un périmètre d’un kilomètre).

0h40: Nous arrivons à la soirée, je discute avec quelques admissibles mais très vite je reste le seule admissible parmis les admisseurs, qu’importe, je me pose avec eux, on boit on joue à des jeux de bourrés et je remarque que Stev’ quitte l’apart un peu plus tot que nous, complètement torché mais en fort bonne compagnie.

3h45: Je rentre au 21re en compagnie d’Axel et Gauthier, nous sommes tous les trois un peu éméchés mais rien de bien méchant. Une fois au 21re, nous nous posons sur les canapés et ouvrons un paté fait maison que nous dégustons sur du bon pain en compagnie d’un rosé.Il est 4h30 lorsque nous allons nous coucher, le lendemain je me lèverai vers 10heures pour aller prendre mon train et rentrer sur Paris.

Au fait est-il nécessaire de préciser que Rouen ça claque ?

Colin

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On vit à 100 à l’heure …

on a que faire d’compter les heures ( Enhancer, electrochoc, 100 à l’heure, 2005)

6h, mon portable vibre, je décolle difficilement mes paupières l’une de l’autre et je maudis encore une fois ces supporters turcs. Néanmoins, je me lève, me douche, fais mes affaires, met mon costard, non, en fait je met mon costard avant de faire mes affaires ^^. Il est 6h40 lorsque nous partons en direction de l’école avec Nicolas ( vous savez, mon coloc’ ).

7h, nous arrivons à l’école, je prend l’habituel petit déjeuner servit par les admisseurs et je me dirige en salle de conférence à 8h pour le speech du directeur.

8h, j’ai survécu au speech qui fut moins chiant que celui du directeur de l’euromed ( mais pourrait-il l’être plus?) et j’ai ma feuille de route. Allemand à 9h et anglais à 12h.

9h, j’arrive en salle d’allemand ou un monsieur me donne un texte à préparer, un texte qui traite du vieillissement de la population, bizarrement j’arrive à faire une synthèse du texte en moins d’un quart d’heure et à lancer quelques idées sur le papier pour mon commentaire alors que de l’année je n’ai jamais fait de kholle d’allemand en temps limité. Heureuse surprise donc. L’entretien s’engage, je synthétise, commente le tout en, à mon avis 6 ou 7 minutes donc pas assez mais bon…  La discussion s’engage ensuite, je pense parvenir à donner des réponses pertinentes, je ne vois pas trop mon correcteur noter mes fautes sur sa feuille mais je manque clairement de vocabulaire. Je resors donc pas entièrement satisfait mais grandement rassuré.

12h, la correctrice d’anglais est une dame assez enrobée mais à l’allure sympathique, elle me fait commenter un texte portant sur le fait qu’en angleterre la police puisse arrêter des gens sous pretexte que leur train de vie est bien trop superieur à leurs revenus légaux. Mon commentaire et résumé est encore une fois trop court mais dès lors que la discussion s’engage, je suis à l’aise, nous discutons du texte, de Sarkozy, de choses et d’autre, nous échangons des avis et à mon sens tout se passe bien. C’est donc le coeur léger que je pars manger et que je me rens en amphi à 13h pour avoir ma feuille de route de l’aprèm. Mon entretien aura lieu à 14h30

14h30: on me remet un petit papier avec : A:Talent Aiguille  B:Le soucis de soi. Je choisis de préparer le sujet  B et je pond un plan qui vaut ce qu’il vaut ( 1:Soucis de soi=sentiment orienté vers soi même Transition:Mais soucis de soi même se fait par rapport aux autre 2:Souci de soi=désir de plair aux autre donc de leur faire plaisir/ Conclusion:Le soucis de soi est également ordonné à l’autre). L’entretien est un enchainement de question plus passionnantes les unes que les autres et plus aptes les unes que les autres à déterminer si je suis apte à entrer en école de commerce (”Pourquoi n’avez-vous pas mis de cravate?” “Qu’est-ce que le soi pour vous?” “Qu’est-ce qui vous fait rire?”<-celle là je crois que c’était parce que l’entretien commençait à me gonfler sévère ;) “Préférez-vous d’autres écoles à Lille?” ) Bref, je resors un peu déboussolé de l’entretien avec la conviction que ça ne s’est pas très bien passé mais bon, inutile de rester dessus… le temps presse!

Il est 15h50 quand j’arrive au guichet de la gare lille europe pour faire changer mon billet prévu pour 20h. La dame me demande si je suis prêt à courrir ce à quoi je répond “non pourquoi?” ce à quoi elle me répond “Parce que le prochain train est à 16h pour paris puis à 17h pour paris… à la gare lille flandres” ce à quoi je répond que en fait, je vais peut être courrir un peu finalement… C’est donc transpirant comme un chacal des steppes que je saute dans le train qui me ramène à Paris après avoir courru comme un dératé… Il est 15h58, dans une heure je serais de retour sur Paris.

Colin

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Here I am a young man

come and get me if you can (The servants, Orchestra, 2001)

20 juin :

Il est 13 heure, le ciel est sombre et menaçant mais je m’aventure néanmoins vers le nord ( ouais, j’suis comme ça moi ) pour aller passer mes oraux à l’ESC lille. Je suis assis dans un TGV lancé en direction de Lille. Pas le temps de dire ouf que ce TGV s’arrête, il ne roule que depuis une heure mais je suis déjà arrivé à destination. Deux ravissantes admisseuses m’acceuillent sur le quai de la gare et m’amènent jusqu’à l’ESC lille qui se trouve au bas mot à 30 secondes de marche de la gare de Lille. Un bon point si l’on concidère que l’école est en centre ville, un problème quand je remarque que pour tout terrain en plein air l’école dispose d’une petite cour intérieure. Enfin, qu’importe !

Si vous avez bien suivi, il est 14heures à présent, je suis dans l’écolé et je me dirige vers l’acceuil admissible où l’on me fait payer pour les repas et où je rencontre mon logeur, un certain Riton (ouais, Henri quoi…). A peine enregistré que quelqu’un me tape sur l’épaule, j’ai la surprise de voir Nicolas et Elise qui passent eux aussi leur entretien, oui, vous me direz que s’ils sont ici il y a des chances pour que c’en soit la raison…

Toujours est-il que je dispose de quatre heures avant l’ouverture d’une sorte de buffet, je profite donc de ces quatre heures pour visiter un peu l’école qui ne m’enchante pas plus que ça, sans doute parce qu’elle est complètement enclavée dans un amas de bâtiments… Je me console néanmoins en discutant avec de nombreux admissibles, quelques admisseurs, en jouant à la PS2 et au ping pong.

Vous l’aurez compris, c’est le coeur empli de fierté d’avoir bien rempli mon aprèm à ne rien foutre que je me dirige vers le buffet. Encore deux heures de zonage et de disscussion avec des admissibles et admisseurs ( très disponibles ceci dit) avant de partir manger.

20heures : oui, si vous suivez toujours on en est à 14 + 4 + 2 = 20 ( qui a dit que les cours de M. Barret ne payaient pas?). Tous les admissibles se dirigent vers un resto pour diner. Je dîne à coté d’un ami rencontré il y a un an à IPESUP et avec lequel je suis resté en contact, nous en profitons pour échanger sur les différentes écoles et j’apprend avec stupeur que toutes les admisseuses du CERAM ( que je n’ai pas présenté) sont des bombes… Bah, tant pis, je surmonte ma tristesse et je pars en direction de l’apart de Riton ( ouais, Henri) en compagnie d’un certain Nicolas, lui aussi admissible.L’apart de Riton est grand et je dispose d’une grande chambre pour moi tout seul.

23heures : J’écoute tranquillement la fin du match de football Turquie-Croatie en me désinteressant du résultat… Grave erreur, les turques l’emportent et des supporters turques passèrent devant l’apart en Klaxonnant jusqu’à 2heures du matin… Je vous jure dès que la Turquie se fait sortir je fais la tournée des Kebab rien que pour me foutre de leur gueule !!!

Colin

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Je veux quitter le monde des fous pour de bon…

…Moi je préfère m’embarquer sur le vol pour Zaïn ! (Pierre paul Jack, “Qu’est ce que tu fais là?”)

17juin. Ce serait vous mentir que de vous dire que le réveil à 7h du mat’ n’a pas fait très très mal ce jour là… Après quelques péripéties dans le RER (Non je ne ralerais pas contre les agents de la SNCF; même si sur le coup ça m’a fait chier d’attendre 2h mon RER pour rejoindre mon lit bien aimé, j’ai des principes…), quelques heures de sommeil, une bonne douche et un café brûlant, me revoici sur la route pour de nouvelles aventures…Direction Tours! Bien entendu, vu le monde sur la route en cette journée de grève des transports, je loupe mon train de 9h, réussis à en choper un autre à 10h, qui, finalement, aura un peu plus d’une heure de retard… Bref, dans la joie et la bonne humeur, c’est avec deux heures de retard que j’arrive à bon port. Une personne du BDE devrait m’attendre à la gare. J’ai pris le soin d’arriver la tête vide après ma première expérience à Nancy et je n’ai donc aujourd’hui aucun apprioris ni sur cette ville, ni sur son école, j’attends de voir l’accueil qui m’y sera réservé ! Effectivement, deux beaux jeunes hommes au tee shirt bleu m’attendent devant la gare, m’aident à porter mes valises et me conduisent jusqu’à l’école. J’apprendrai plus tard que l’un d’entre eux est “Mister ESCEM” (le plus beau garcon de l’école quoi…), et que je dors chez lui ce soir (que demander de plus?). Il est 12h30 quand nous franchissons la porte de l’accueil BDE. Quelques personnes m’adressent un sourire et une jeune fille me demande de régler pour la nuit chez l’étudiant et le repas du soir…(”OK, pas de problème, moi c’est Julie, et toi?”). J’obéis sagement puis, écoutant attentivement les gargouillements de mon estomac, demande si quelque chose est prévu pour ce midi : “Euh…je sais pas…vu que les oraux commencent que demain et qu’il n’y'en a pas aujourd’hui, jcrois que la cafet’ vous offre pas le repas…Enfin j’en sais rien…je vais demander, jviendrai te dire…”. Je me dirige vers la terasse où je retrouve mon très cher carré de Vilgé dénommé Antoine (si si vous savez c’est celui qui partage ma passion pour PLus Belle La Vie) et nous discutons de son “stage fantôme” qui à l’air ultra enrichissant (il faut voir une pointe d’ironie dans ce propos!). Une demi heure plus tard, mon ventre n’en pouvant plus et n’ayant aucune nouvelle d’un éventuel repas sur le campus, je supplie Antoine de m’emmener au MacDo le plus proche, et, comme l’exige son statut privilégié de “MON CARRE”, il accepte volontiers! Il me parle de ses projets et de ses expériences au sein de la Junior Entreprise, me donne de multiples conseils pour mes oraux et me souligne qu’il est présent si j’ai besoin de quoi que ce soit. Il me redépose ensuite à l’école puis retourne “travailler”… Visite de la ville à vélo avec deux admisseurs et quelques admissibles; je m’apercois que l’un des admisseurs ne connais pas la ville dans laquelle il vit depuis un an et est complètement paumé. On s’arrête boire un verre dans un bar. Sur les conseils d’une admisseuse, j’ai laissé mon sac à l’école et n’ai donc pas d’argent sur moi. Pas de propositions, on me regarde avec des yeux tout ronds. Bien qu’assoifée, je ne bois finalement rien. La ville est jolie mais les vélos nous interdisent d’y entrer en profondeur, de pénétrer dans la cathédrale ou dans les rues à pavés. 16h. Coup de fil à Cécilia, qui doit me rejoindre à 17h30, vivement qu’elle arrive, je n’arrête pas de regarder ma montre. A l’école, impossible de parler à un admisseur plus de 5 minutes sans qu’il ne s’interesse tout à coup à autre chose de plus interessant. Je réussis tout de même à engager une petite conversation : “C’est ton premier oral? Nan c’est mon deuxième, je viens tout juste de Nancy! Ah! Et c’était bien? Super! Moi j’avais pas aimé Nancy, c’était nul, en plus on grimpe beaucoup plus vite dans les classements et puis ils ont été virés du trophé écricome parce qu’ils ont foutu le bordel…” OK, discussion super enrichissante, cette fois-ci, c’est moi qui cherche à l’abréger…J’apprends que l’accueil des admissibles n’est pas assuré par le BDE mais constitue un “stage” pour les admisseurs, qui se verront allégés de 450euros sur leurs frais de scolarité l’année suivante. 17H20. Je vais voir à l’accueil si une équipe est partie chercher Cécilia mais je ne vois son nom sur aucune des papiers. Je le signale à la jeune fille qui s’occupe des navettes et je me fais gentillement envoyé boulé “bah elle a pas appelé ta copine, on peut pas le deviner qu’elle arrive! Si si, elle m’a dit qu’elle avait appelé. Bah non elle a pas appelé! Bon, bref, ça change rien, il faudrait que quelqu’un aille la chercher s’il vous plait! Résultat des courses, Cécilia est arrivée sur les coups de 18h30 à l’école, après plus de 3/4 d’heures d’attente à la gare. Super! Après un repas sans plus d’animation, on décolle vers 22H pour la ville. Il faut déposer les valises chez l’étudiant auparavant, et, au train où vont les choses, on est pas couché avant 2h du mat’. Nous décidons donc de rester à l’appart’ pour dormir, tant pis pour la sortie, on la fera le lendemain. Personne pour nous accueillir, on a l’appart’ pour nous toutes seules, soit disant parce qu’on ne veut pas nous déranger (décidément, l’esprit est vraiment différent ici…).

18juin. Réveil tranquille à 9h. Nos ventres crient famine et nous “volons” honteusement quelques tartines au nutella, puisque personne n’est encore présent dans l’appart’ ce matin (Mister ESCEM n’a pas du tout assuré sur ce coup là!). 11H30. On vient nous chercher pour nous mener à l’école. Là-bas, on y rencontre notre très cher camarade Matthieu, puis on se dirige vers la cantine où nous attend un SOMPTUEUX repas (une entrée, un fromage OU un dessert, et trois pates qui se battent en duel dans une grande assiette). No Comment. Un mot sur l’école non pas prononcé par le directeur mais par une parfaite inconnue, qui nous raconte d’ailleurs de bien belles betises concernant les accréditations des différentes grandes écoles de France… (C’est fou cette fâcheuse manie de vouloir à tout prix se comparer à HEC ou a l’ESSEC alors qu’on vient tout juste de rentrer dans le groupe Ecricome). Convocation : Hummmm super j’enchaine Entretien, allemand, anglais d’affilé, sans pose.  15h30. On me fait entrer dans une salle où je prépare un sujet en 30minutes. J’ai le choix entre “le retour” et “les crises sont porteuses d’espoir”(Lesourne). Sans aucune hésitation je me met à gratter sur le deuxième sujet… je vous refais pas mon exposé mais en très très gros la conclusion : “toujours tirer le positif d’une période de crise ou d’un échec…”, ce qui m’a bien évidément permis de susciter la question “Et vous, quel est votre premier échec?” et blablabla… La discussion s’est extraordinairement bien établie, le feeling passait tout seul, les jurys était curieux et de bonne humeur. Il faut dire que j’ai eu de vrais coups de chance du genre “l’association road rock m’interesse particulièrement!” ” Ah oui? c’est moi qui la gère!” Bingo! “Une question à nous poser? Oui, pourquoi avoir vous-même choisi l’escem Tours-poitiers? Et bien écoutez mademoiselle, exactement pour les mêmes raisons que vous!” A la fin de l’entretien, le monsieur m’a demandé si je pouvais discuter avec une journaliste de l’école pour qu’elle écrive un petit article sur mon parcours sur leur site…Donc honnêtement, je pense que j’ai plutôt réussi mon entretien! Mais merde, pourquoi j’ai pas eu ce même sentiment à Nancy…jveuuuuux pas celle la moi… Bref, j’enchaine sur les langues. En allemand, je tombe sur un vieil ours qui parle tout doucement… L’horreur… Le mec me prend pour une débile profonde, me décroche aucun sourire, me pose des questions super compliquées, etc… Je foire ma LV1… Décidément…je sors de la salle d’allemand, j’étais déjà en retard pour l’anglais…Je leur fait comprendre que j’aimerais bien boire un verre d’eau et 5minutes histoire de formater mon cerveau. L’anglais s’est beaucoup mieux passé, une jeune fille sympathique, compréhensive, et beaucoup plus ouverte d’esprit, qui m’a permis de m’exprimer au mieux. Comme quoi, le jury y est pour beaucoup… Je sors de là complètement épuisée. J’en peux plus, je veux rentrer. Mais Cécilia passe demain et je ne compte pas la laisser toute seule ici. Nous rencontrons une admissible très sympa (Carole) qui partage les mêmes impressions sur Tours. Il est 21h, nous réclamons poliment une voiture afin de se rendre en ville, en vain. Les voitures sont réservées pour ceux qui veulent rentrer, mais promis, on en aura une dans pas lontemps. A 22h, on nous dit qu’on y va dans 5minutes. A 23h, Carole en a marre d’attendre et décide de finalement aller se coucher. 00h30, départ pour la ville après des heures de pétage de cable à tourner en rond. On prend un verre dans un bar, rien d’extraordinaire. Et enfin, pour la petite anecdote, on avait réservé une chambre d’hotel avec Cécilia, et à 2h du matin, on nous a attribué une chambre qui était déjà occupée… Je vous laisse imaginer la crise de fou rire… bref, rien de bien intéressant pour la suite, je suis repartie le lendemain vers 16h, en croisant les doigts pour ne plus jamais avoir à remettre les pieds ici !

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Please God, I want to be an ICN…

( Hymne des admisseurs ICN 2008 )

14juin. C’est la course pour échanger mon billet de train. Départ 15h pour Nancy et il est 13h. Pourquoi ce changement? Parce que j’étais censée partir en compagnie de Cécilia et que son oral Audencia se déroule pile poil le jour de son oral à Nancy, et franchement, je me voyais mal rester deux jours entiers toute seule dans cette ville sinistre ! Une fois mon billet échangé pour un train le lendemain, me voila un peu plus rassurée, quoi que j’arrive un dimanche et que l’ambiance sera encore sûrement moins sympa que prévu. Bref, ça commence mal…

15juin. “Veuillez vous éloigner de la bordure du quai, le TGV 8734 à destination de Nancy va entrer en gare”. Ouf, j’ai vraiment cru que je ne l’aurais jamais. A 12h à Gare du Nord alors que le départ était à 12h09 à Gare de l’Est il faut dire que ça fesait un peu short… Bref, me voila installée pour à peine 2h de train. Ma voisine est une jeune fille qui doit avoir mon âge et porte un pantalon de costume très classe; je me fais la réflexion qu’elle doit se rendre à l’ICN elle aussi et attend (par timidité?) une demi heure pour le lui demander. Bingo! Elle se rend aussi à l’ICN mais n’est ni admissible, ni admisseuse, c’est une étudiante de 1ère année qui était sur le campus de Metz et qui vient faire son premier stage à Nancy. Lorsque je lui annonce que je dors chez une certaine “Soussou” le soir, elle m’adresse un énorme sourire en me disant que j’ai énormément de chance, que c’est sa marraine et que je ne pouvais tomber sur une fille plus sympa. Arrivées à la gare de Nancy, un admisseur vient nous chercher en voiture. J’apprends plus tard que c’est également chez lui que je dors ce soir (colloc’ de trois ICN) et après un bref détour par un bâtiment annexe à l’école (l’ICN étant bien entendu fermée le dimanche), nous nous dirigeons vers l’appart’ pour y déposer mes valises et faire plus ample connaissance avec mes hôtes. Soussou m’accueille les bras ouverts, me propose à boire et me met à l’aise. Tu viens d’où? De Massy? Sérieux tu viens de Vilgénis? Wahhhh excellent, moi aussi !!!” Après avoir passé en revue tous les profs de Vilgé qu’on avait en commun (finalement pas énormément puisqu’elle y était il y a deux ans et qu’elle était en voie technologique), elle me parle de son choix pour ICN, de la vie ici, et elle a l’air tellement épanouie que je me lève aussitôt pour déposer ma valise pleine de préjugés au seuil de la porte. Son copain, présent depuis mon arrivée, me confirme son coup de coeur pour cette ville, bien que vivant à Paris et en dehors du monde commercial. En mode “Open pour découvrir Nancy et son école de commerce”,  je propose à Soussou de faire un tour et de me montrer le plus de choses possibles. Ravie, elle m’emmene sur l’imposante place Stanislas (que je trouve magnifique), me fait passer par la pépinière et dans les quelques ruelles les plus sympas de la ville. A force de sourire, je dois avoir vraiment l’air très niaise! (No comment). Vers 17h, nous nous dirigeons vers le Totem (batiment annexe où se trouve normalement l’accueil des étrangers venant faire leurs études à l’ICN). Là-bas, je retrouve Jihanne (à ma plus grande surprise). Après de multiples minis-jeux-pour-admissibles et un barbecue, nous nous redirigeons vers l’appart’ (où j’avais pris le soin de réserver mon lit une place). WOuhou, c’est l’auberge espagnole chez Soussou… 7 autres admissibles dorment avec moi dans le salon (ca vous donne une idée de grandeur de l’appart…) ce qui donne une petite touche en plus de convivialité. Ensuite, rendez-vous au bar pour ceux qui ne passent leur oral que le lendemain aprèm : La victoire de la Turquie se fait ressentir dans les rues de Nancy où résonnent les coups de klaxons à n’en plus finir.  Un dodo bien mérité…

16juin. Debout 9h. Enfin 6h (quand les autres se sont levés…), 7h (quand ils sont partis…) puis 9h (quand mon réveil a sonné!). Je réalise (ma foi,pas très agréablement) que j’ai oublié de finir de remplir mon CV et me met à la tâche tout de suite après avoir pris ma douche. Départ pour L’ICN à 10h30, où une terasse au soleil et un petit dej’ nous attendent chaleureusement. Pas le temps de glander, tout est très speed… Mot du directeur a 13h dans le grand amphi : Je ne peux pratiquement rien vous dire, je n’ai pratiquement rien retenu parce que je ne pensais qu’à mon heure de passage étant donné que j’etais la seule à avoir un changement d’horaires et qu’il fallait remettre à jour ma convocation (mais non j’ai pas la poisse…). Mais ce que j’ai aimé à Nancy, c’est la non-comparaison avec les autres écoles, ils sont pas là tout le temps à vous dire que Nancy c’est mieux, que les autres écoles c’est de la merde, ils vous laissent faire votre choix et chacun vous dit qu’ici ca fonctionne souvent sur des coups de coeur. Ca tombe bien, c’est mon cas. J’aime cette ville, j’aime son ambiance, j’aime la cohésion entre les élèves de l’ICN, j’aime tout ici. Bon ok, l’école est pas mega super belle (pas comme à Marseille à ce que j’ai cru comprendre), mais bon voila, elle est à deux minutes à pieds de tout puisqu’elle est au coeur de la ville, et ça, ça me plaît bien… Et le projet Artem rentre pile poil dans mes ambitions professionnelles…bref, Je veux cette école, il faut que je cartonne mon entretien ! Tout le monde me dit que c’est pas sorcier, que les jurys sont sympas ici et tous les élèves qui sont passés le matin ont l’air ravis, ce qui à tendance à me rassurer et à éviter les montées de stress. 15h30, je dois enregistrer ma vidéo : En gros, je me la joue mary poppins en sortant les accessoires autour de la harpe en essayant de leur faire deviner quelle est ma passion dans la vie. 16h30, c’est l’heure de l’entretien. Un Homme vient me chercher dans le couloir et me dit de m’installer. Je fais face à un “requin de la finance” et à un directeur des ressources humaines à Maximo, tous deux anciens de l’ICN (whououuuu) qui me demandent si je veux partager avec eux ma vidéo tout de suite. Je réponds par l’affirmative et apercois ensuite quelques sourires timides lors du visionnage. Ensuite, des questions bidons du genre : “ D’accord, vous êtes une jeune fille imprégnée par l’art et séduite par le projet ARTEM, mais, vous vous intéressez à l’économie? ” Pffff….blasée…les questions de ce genre s’enchainent, sans qu’une seule relève le niveau de l’autre… Je suis contente de toute mes réponses et espère qu’ils vont rebondir et alimenter le dialogue mais à chaque fois je me vois, a mon plus grand déséspoir,  répondre un simple “d’accord” ou “Très bien“. Jeux des cartes sans plus grand intérêt : ” Choisissez la carte que vous préférez“, je choisis le téléphone, parce que j’aime être en contact avec les autres, et tout ce qui touche au relationnel, etc… “Mais vous ne pensez pas que le téléphone c’est justement ne pas pouvoir faire face directement à autrui, c’est se priver d’un contact direct?Pffffff…. (mais j’sais pas, t’aurais pas pu trouver un rebondissement d’un niveau intellectuel un peu plus développé?). Je ressors dégoutée. J’ai placé tout ce que j’avais à placer sans avoir en retour aucun signe de compréhension ou d’enthousiasme, et pourtant c’est l’entretien que je pense avoir le mieux géré depuis deux ans… Bref, je suis perdue, je ne sais plus du tout m’auto-évaluer. En sortant, un admisseur me rassure en me disant qu’il est sorti en pleurant de l’épreuve et qu’il a finalement eu 20 alors que d’autres sont sortis avec le smile et n’ont eu que 4…Décidément je ne comprends plus rien… Je retrouve la fille qui est passé avec le même jury juste avant moi et nous comparons nos impressions, qui finalement, sont les mêmes. Nous décidons de prendre le train ensemble et quelques minutes plus tard, nous sommes à la gare, avec toujours quelques admisseurs pour nous tenir compagnies et nous transmettre leur bonne humeur jusqu’au bout. Une fois dans le train, je passe un coup de fil à Soussou pour la remercier de son accueil et lui raconter mes impressions plutôt mauvaises sur le déroulement de mon entretien. PLeaaaaase God, I want to be an ICN… Presque mécaniquement, notre conversation s’est ponctuée d’un “A septembre prochain“.

Le + de Nancy : Ville superbe, au coeur de la ville et donc acccessible à pieds; le projet Artem qui réunit originalement l’ecole des mines, l’ICN et l’école des beaux arts de Nancy; L’accueil géniallissime de l’équipe du BDE et la gratuité de la nuit chez l’étudiant (Dormez ABSOLUMENT chez l’étudiant à Nancy, c’est super enrichissant…); la position d’ICN du coeur de l’Europe (pour ceux qui veulent faire de l’audit, stage garanti au Luxembourg).

Le - de Nancy : Son faible classement parmi les écricomes (dû surtout à la mauvaise réputation des élèves soit disant trop fêtards), le design de l’école.

 

Julie.

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Let’s get down to business

I don’t get no time to play around ( Eminem 2002)

10 juin, jour des oraux Euromed

Mon agréable sonnerie de téléphone retenti et j’ouvre péniblement les yeux. J’avais oublié ce que c’était que de se lever tôt. Un petit coup d’oeil sur le cadran de l’outil qui m’a reveillé me permet de constater qu’en effet, il est tôt. Je jette donc mon portable et le satané 6h15.

Après un brin de toilette rendu difficile par un chat bien chiant car très affectueux, je m’affaire à l’enfilage de mon costume sans mauvaise surprise, je boucle mes valises et je sors discrètement avec Matthieu pour ne pas reveiller notre chère étudiante. ( Oui, vous vous doutez bien qu’en école de commerce, c’est fini les levers à l’aube ).

Un peu de marche, quelques stations de metro et une navette plus tard, nous voici à Euromed. Il est un peu plus de 7h. Nous retrouvons Marine accompagnée de Franck, un étudiant d’ECS qui est à la fois un bon ami de Marine et une de mes connaissances ainsi que d’un certain Luc, élève en prépa ENS qui me signifie que le café servit par les admisseurs est un vrai jus de chaussette. C’est donc avec 2 verres de jus d’orange que j’entre sur les coups de 8h dans l’amphi d’Euromed pour un speech du directeur.

Le discours (et le discourant) sont les mêmes que ceux qui avaient été faits à Vilgénis. Plutôt que de vous raconter ces inutilités, je vais plutôt pousser un petit coup de gueule: nan mais serieux il faudra m’expliquer ce qu’ils ont tous avec leurs conneries de spécificité à la con, soit disant que Euromed ne veulent pas faire de nous des machines à fric mais nous préparer à faire face aux grands enjeux futurs… Mais merde quoi, est-ce qu’ils s’imaginent qu’on va devenir ceux qui vont à eux seuls chambouler l’ordre du monde en trouvant le remède contre la faim dans le monde, contre la mort avant les 120 ans tout en maintenant équilibrés les comptes de la sécu ? Franchement, va falloir se calmer sur les opérations de comm’ à deux balles là les écoles de commerce…

C’est donc mi enervé, mi endormi que je sors de l’amphi aux environs de 9h. Nan, pour être plus honnète je suis un peu mortifié, on vient de me donner ma feuille d’appel et je passe à 11h. Rendez vous compte, je suis arrivé ici à 7h et tout ça pour quoi? Pour 2 verres de jus d’orange, un speech à la con que je connaissais déja et deux heures d’attentes à tourner dans l’école. Nous mettons donc ces heures à profit pour déambuler dans l’école avec Marine Matthieu Franck et Luc, puis vient l’heure de l’oral.

J’ai été détendu toute la matinée mais là, à attendre devant la salle, je dois avouer que je stresse un peu, mes mains deviennent moites et mon pouls s’accélère. Un homme d’une quarantaine d’années vient m’ouvrir, me sourit et me serre la main en se présentant et m’invite à entrer. Je sers la main de l’autre juré, un ancien élève de la promotion 1994 qui ne se donne pas la peine de sourire.

A peine se sont-ils présentés et ai-je fait ma présentation que le juré ancien élève me pose quelques questions ultra pointues sur le risk management ( qui est mon projet professionnel)sur un ton peu enjoué et me reproche de ne pas connaitre la méthode Khsrtchtksik ( ou un truc comme ça avec plein de consonnes) de détection des risques. Il continuera de se montrer désagréable durant tout l’entretien mais j’en ferai abstraction et répondrais à ses remarques avec un large sourire, feignant de ne pas remarquer leur caractère agressif et parlant équitablement avec chaque juré.

L’entretien tourne autour de mon projet professionnel, de mes loisirs, du dernier livre que j’ai lu, d’un article qui a retenu mon attention, de ce qui me fait choisir euromed, de ce que je pense apporter à l’école… Bref, le pannel de l’entretien classique par excellence ( et un peu bidon il faut le dire)…
Finalement je ne peux pas m’empêcher de lâcher une petite pique en disant que ce qui m’attire à Euromed c’est le fait que bien que l’école n’ait pas toujours été très bien classée, elle est en progression depuis quelques années ( faisant froncer les sourcils de celui qui était à Euromed en 1994 et qui, il faut le dire, m’avait bien cassé les couilles pendant l’entretien).

L’entretien s’achève avec une question venant de ma part, je choisis de demander de façon innocente ce qu’il en est des langues à euromed ( domaine que je sais être le point faible de l’école), mettant une fois de plus notre très cher ancien élève dans l’embaras qui me bafouille qu’il y a des labos de langue ( comme à Vilgé :D ) et que l’on peut partir 6 mois à l’étranger ( sympa de partir dans un pays pour apprendre une langue dont on ne sait encore rien!).

Enfin bref, je resors de la salle après avoir poliment salué mes jurés et je retourne remplir le questionnaire de satisfaction et récupérer le “pack de l’admissible” avec un bouquin, un sac et un t-shirt euromed, je retrouve Matthieu qui ( j’avais oublié de le dire ) est passé avec le même jury que moi et a eu droit aux mêmes questions… On se change et on repart jusqu’au TGV sans oublier de prendre à manger au passage.

Une fois n’est pas coutume le voyage du retour se passera sans encombre.

Bilan Euromed:

+: Le cadre est vraiment magnifique, l’école dont les locaux géniaux ( baies vitrées etc…) surplombe une forêt et n’a d’autre fond que les montagnes. Les élèves de l’école de commerce se sont montrés très sympa et disponibles.

-:Je repars néanmoins avec une impression négative de mon séjour, est-ce à cause des nombreux problèmes de transport de la veille, à cause de la matinée pourave passée à écouter un speech bidon après m’être levé aux aurores? C’est bien possible mais je crois aussi que l’école ne m’est pas apparue comme un lieu qui me ressemble, c’est assez subjectif et difficile à expliquer, je dirais que l’athmosphère ne me donnait pas l’impression d’être dans une école, mais plutôt à un séjour du clubmed… mais comme je le dis, c’est une impression très subjective.

Colin

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Je n’sais pas où je vais, je crois que je n’l'ai jamais bien su…

…Mais si jamais je le savais, je crois bien que je n’irais plus !(La rue Ketanou)

 

Mardi 10juin. A Deux jours des résultats de l’EDHEC, Trois de ceux d’Audencia et de Grenoble (A m’en tenir à leurs multiples et incompréhensibles calendriers, qui soit disant en passant, sont censés vous rendre “la vie plus pratique”). Autant dire que le stress est à son comble, surtout lorsque le souvenir des derniers résultats pas très probants (pour ne pas dire TRES DECEVANT) d’Ecricome vous rapellent que vous n’avez plus le droit à l’erreur. Bref, sans faire une plus ample exposition (austentatoire) de mes états d’âme, je vous souhaite sincèrement à tous d’être agréablement informés de vos admissibilités. Pour ma part, je me dirige vers Nancy en compagnie de Cécilia le samedi 14, et vers Tours le 17 (Qui a dit que ces villes ne sont pas séduisantes??), où nous dormirons (bien évidemment) chez l’étudiant. Voila, pour l’instant. Nos impressions dès que ces épreuves se seront déroulées… 

 

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De Mars’ on part en croisade

( Fonky Family, 1997)

9juin, veille de l’entretien Euromed.

L’heure de mon premier oral à Euromed est arrivé, enfin pas tout à fait, pour situer la chose, nous sommes à la veille de l’entretien, il est 13h10 et je viens de retrouver Matthieu Anorga à la gare de Lyon, le moral est au plus haut, dans 3heures nous serons à Marseille . Enfin c’était sans compter sur notre très chère amie la SNCF (vous savez, “prenez le temps d’aller vite”… mon cul, ouais!)

Tout se passe sans encombre, nous sommes bien installés, il est 15h10, le TGV fait son arrêt à Avignon, dans 1heure nous serons à Marseille !

Il est 15h30 et le TGV est toujours à Avignon. Entre temps nous avons respectivement eu droit à : “En raison de mouvements sociaux, le traffic va être perturbé.” puis “La foudre s’étant abbatue sur les voies, notre train sera en retard à Aix et à Marseille”, le tout annoncé avec le ton enthousiaste que peut prendre Nelson Monfort lorsqu’il interviewve un tennisman après un match (en anglais de préférence).

Il est 17h30 et le TGV semble desesperement bloqué à Avignon et nous regardons avec un amusement non dissimulé l’incompétence de la SNCF qui tente en vain de faire rentrer le contenu d’un TGV dans un bus… les pauvres! Nous avons eu droit à “Ce train déservira Marseille mais pas Aix” , “Ce train deservira Aix et Marseille”, “Ce train ne deservira ni Aix ni Marseille”. Finalement, fatigués de rentrer et sortir du train, nous nous posons sur le quai devant l’entrée du train.

Il est 17h45 quand le train se décide à repartir, finalement il déservira Aix et Marseille. Néanmoins, la pluspart des gens, excédés, ont déjà quitté le train, c’est donc à 5 dans le wagon que nous finirons le voyage, Matthieu me fait alors remarquer qu’il ne comprend pas pourquoi il y a écrit “heure de pointe” sur notre billet. Le train se remet en route vers une voie de garage puis s’immobilise à nouveau en gare d’Avignon.

Il est 18h quand nous quittons Avignon, je reçois alors un message de Marine Ruols ( partie deux heures après nous) qui me dit que ça y est, elle est arrivée. De peur de me montrer de mauvaise humeur, je décide de ne pas répondre à ce SMS.

19h, le train arrive en gare, nous entendons la voix douce et féminine de la SNCF nous annoncer “Nous espèrons que votre voyage vous a été agréable et espèrons vous revoir bientôt sur nos lignes”… Salope!!!. Nous faisons la connaissance de l’étudiante chez qui nous logerons durant le séjour (l’adjectif salope s’applique à la SNCF, hein). Juste le temps de poser nos affaires chez elle et de refuser une invitation au restaurant de sa part ( on préférait aller manger à la cafet’ d’euromed histoire de voir l’école) et nous voilà partis en bus pour l’école.

20h35, nous apprenons que la cafet est fermée depuis 5minutes et que nous ne pouvons donc pas manger. Par chance, nous pouvons bénéficier de la navette euromed qui nous ramènera au centre ville. Ai-je besoin de préciser que depuis le départ, notre moral a un chouilla chuté?Toujours est-il que nous rentrons en compagnie de deux préparationnaires de Lille avec qui nous sympathisons. Ah, en fait Sami Nacery n’a rien d’exeptionnel dans Taxi, tous les taxis marseillais conduisent comme lui.

22h30, Après être rentré à pied du centre ville histoire de trouver un coin où bouffer en chemin ( d’ailleurs y a pas un seul fast food d’ouvert dans cette ville le soir…) et donc après avoir ingurgité une pizza sur un banc public en écoutant Italie Pays Bas à la radio, nous rentrons à l’appart.

23h30, extenué, après avoir pris une douche et m’être rasé ( et coupé, put*** de journée) je m’endors comme une masse.

Autant dire que cette journée a été une franche réussite, les leçons à en tirer…

-Bien vérifier les horaires d’ouverture des cafet histoire de ne pas faire le déplacement pour rien

-Le logement chez l’étudiant est vraiment très pratique, 10€ par nuit, quelqu’un qui vient vous chercher à la gare et la possibilité de s’entretenir à propos de l’école.

-Peut être le plus important: n’oubliez surtout pas d’aller bruler un cierge à l’église pour que votre train n’ait pas de problème.

Colin

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Under Pressure (Queen & David Bowie)

J’aime toujours autant Queen… Et ce titre convient parfaitement à la période difficile que vous traversez… Courage!

Dans un an vous vous souviendrez avec bonheur des ces semaines dures, certes, mais excitantes avant tout. Ecricome est déjà passé, j’espère que tout a été pour le mieux (je n’en doute pas).

Julien et moi allons bientôt passer la main, pour qu’à votre tour vous inscriviez ici-bas vos impressions, remarques et relatiez les aventures que seront vos oraux. Mais avant toute chose j’aimerais finir le travail que nous avions commencé : si Julien a raconté tout ce qui lui est arrivé durant ces passages devant les jury, je n’ai pas rempli ma part du “contrat”. Je vais donc très prochainement reprendre ces récits, imprimés dans ma mémoire (difficile d’oublier tout ça!).

Je ne peux vous faire d’encouragements tels que ceux de Julien, concernant les écoles, étant donnée ma position; mais pour les concours en eux-mêmes, sachez que vous avez reçu à Vilgénis les informations suffisantes pour très bien réussir. Il faut y croire et ne pas se laisser intimider par les élèves des “grandes prépa” (j’en ai vu abandonner une épreuve pour les grandes écoles, baissant les bras et prétextant préférer se reposer pour les autres épreuves… Vous êtes inscrits : tentez quelque chose). Avec un peu de chance vous en verrez quelques-uns trop sûrs d’eux pour être réalistes ( ils sont facile à repérer : ils courent vers leurs copains en criant qu’ils ont cartonné, et que l’AEHSC donnera un 15, au grand minimum, pour eux…).

Voilà, keep it real.

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