…Moi je préfère m’embarquer sur le vol pour Zaïn ! (Pierre paul Jack, “Qu’est ce que tu fais là?”)
17juin. Ce serait vous mentir que de vous dire que le réveil à 7h du mat’ n’a pas fait très très mal ce jour là… Après quelques péripéties dans le RER (Non je ne ralerais pas contre les agents de la SNCF; même si sur le coup ça m’a fait chier d’attendre 2h mon RER pour rejoindre mon lit bien aimé, j’ai des principes…), quelques heures de sommeil, une bonne douche et un café brûlant, me revoici sur la route pour de nouvelles aventures…Direction Tours! Bien entendu, vu le monde sur la route en cette journée de grève des transports, je loupe mon train de 9h, réussis à en choper un autre à 10h, qui, finalement, aura un peu plus d’une heure de retard… Bref, dans la joie et la bonne humeur, c’est avec deux heures de retard que j’arrive à bon port. Une personne du BDE devrait m’attendre à la gare. J’ai pris le soin d’arriver la tête vide après ma première expérience à Nancy et je n’ai donc aujourd’hui aucun apprioris ni sur cette ville, ni sur son école, j’attends de voir l’accueil qui m’y sera réservé ! Effectivement, deux beaux jeunes hommes au tee shirt bleu m’attendent devant la gare, m’aident à porter mes valises et me conduisent jusqu’à l’école. J’apprendrai plus tard que l’un d’entre eux est “Mister ESCEM” (le plus beau garcon de l’école quoi…), et que je dors chez lui ce soir (que demander de plus?). Il est 12h30 quand nous franchissons la porte de l’accueil BDE. Quelques personnes m’adressent un sourire et une jeune fille me demande de régler pour la nuit chez l’étudiant et le repas du soir…(”OK, pas de problème, moi c’est Julie, et toi?”). J’obéis sagement puis, écoutant attentivement les gargouillements de mon estomac, demande si quelque chose est prévu pour ce midi : “Euh…je sais pas…vu que les oraux commencent que demain et qu’il n’y'en a pas aujourd’hui, jcrois que la cafet’ vous offre pas le repas…Enfin j’en sais rien…je vais demander, jviendrai te dire…”. Je me dirige vers la terasse où je retrouve mon très cher carré de Vilgé dénommé Antoine (si si vous savez c’est celui qui partage ma passion pour PLus Belle La Vie) et nous discutons de son “stage fantôme” qui à l’air ultra enrichissant (il faut voir une pointe d’ironie dans ce propos!). Une demi heure plus tard, mon ventre n’en pouvant plus et n’ayant aucune nouvelle d’un éventuel repas sur le campus, je supplie Antoine de m’emmener au MacDo le plus proche, et, comme l’exige son statut privilégié de “MON CARRE”, il accepte volontiers! Il me parle de ses projets et de ses expériences au sein de la Junior Entreprise, me donne de multiples conseils pour mes oraux et me souligne qu’il est présent si j’ai besoin de quoi que ce soit. Il me redépose ensuite à l’école puis retourne “travailler”… Visite de la ville à vélo avec deux admisseurs et quelques admissibles; je m’apercois que l’un des admisseurs ne connais pas la ville dans laquelle il vit depuis un an et est complètement paumé. On s’arrête boire un verre dans un bar. Sur les conseils d’une admisseuse, j’ai laissé mon sac à l’école et n’ai donc pas d’argent sur moi. Pas de propositions, on me regarde avec des yeux tout ronds. Bien qu’assoifée, je ne bois finalement rien. La ville est jolie mais les vélos nous interdisent d’y entrer en profondeur, de pénétrer dans la cathédrale ou dans les rues à pavés. 16h. Coup de fil à Cécilia, qui doit me rejoindre à 17h30, vivement qu’elle arrive, je n’arrête pas de regarder ma montre. A l’école, impossible de parler à un admisseur plus de 5 minutes sans qu’il ne s’interesse tout à coup à autre chose de plus interessant. Je réussis tout de même à engager une petite conversation : “C’est ton premier oral? Nan c’est mon deuxième, je viens tout juste de Nancy! Ah! Et c’était bien? Super! Moi j’avais pas aimé Nancy, c’était nul, en plus on grimpe beaucoup plus vite dans les classements et puis ils ont été virés du trophé écricome parce qu’ils ont foutu le bordel…” OK, discussion super enrichissante, cette fois-ci, c’est moi qui cherche à l’abréger…J’apprends que l’accueil des admissibles n’est pas assuré par le BDE mais constitue un “stage” pour les admisseurs, qui se verront allégés de 450euros sur leurs frais de scolarité l’année suivante. 17H20. Je vais voir à l’accueil si une équipe est partie chercher Cécilia mais je ne vois son nom sur aucune des papiers. Je le signale à la jeune fille qui s’occupe des navettes et je me fais gentillement envoyé boulé “bah elle a pas appelé ta copine, on peut pas le deviner qu’elle arrive! Si si, elle m’a dit qu’elle avait appelé. Bah non elle a pas appelé! Bon, bref, ça change rien, il faudrait que quelqu’un aille la chercher s’il vous plait! Résultat des courses, Cécilia est arrivée sur les coups de 18h30 à l’école, après plus de 3/4 d’heures d’attente à la gare. Super! Après un repas sans plus d’animation, on décolle vers 22H pour la ville. Il faut déposer les valises chez l’étudiant auparavant, et, au train où vont les choses, on est pas couché avant 2h du mat’. Nous décidons donc de rester à l’appart’ pour dormir, tant pis pour la sortie, on la fera le lendemain. Personne pour nous accueillir, on a l’appart’ pour nous toutes seules, soit disant parce qu’on ne veut pas nous déranger (décidément, l’esprit est vraiment différent ici…).
18juin. Réveil tranquille à 9h. Nos ventres crient famine et nous “volons” honteusement quelques tartines au nutella, puisque personne n’est encore présent dans l’appart’ ce matin (Mister ESCEM n’a pas du tout assuré sur ce coup là!). 11H30. On vient nous chercher pour nous mener à l’école. Là-bas, on y rencontre notre très cher camarade Matthieu, puis on se dirige vers la cantine où nous attend un SOMPTUEUX repas (une entrée, un fromage OU un dessert, et trois pates qui se battent en duel dans une grande assiette). No Comment. Un mot sur l’école non pas prononcé par le directeur mais par une parfaite inconnue, qui nous raconte d’ailleurs de bien belles betises concernant les accréditations des différentes grandes écoles de France… (C’est fou cette fâcheuse manie de vouloir à tout prix se comparer à HEC ou a l’ESSEC alors qu’on vient tout juste de rentrer dans le groupe Ecricome). Convocation : Hummmm super j’enchaine Entretien, allemand, anglais d’affilé, sans pose. 15h30. On me fait entrer dans une salle où je prépare un sujet en 30minutes. J’ai le choix entre “le retour” et “les crises sont porteuses d’espoir”(Lesourne). Sans aucune hésitation je me met à gratter sur le deuxième sujet… je vous refais pas mon exposé mais en très très gros la conclusion : “toujours tirer le positif d’une période de crise ou d’un échec…”, ce qui m’a bien évidément permis de susciter la question “Et vous, quel est votre premier échec?” et blablabla… La discussion s’est extraordinairement bien établie, le feeling passait tout seul, les jurys était curieux et de bonne humeur. Il faut dire que j’ai eu de vrais coups de chance du genre “l’association road rock m’interesse particulièrement!” ” Ah oui? c’est moi qui la gère!” Bingo! “Une question à nous poser? Oui, pourquoi avoir vous-même choisi l’escem Tours-poitiers? Et bien écoutez mademoiselle, exactement pour les mêmes raisons que vous!” A la fin de l’entretien, le monsieur m’a demandé si je pouvais discuter avec une journaliste de l’école pour qu’elle écrive un petit article sur mon parcours sur leur site…Donc honnêtement, je pense que j’ai plutôt réussi mon entretien! Mais merde, pourquoi j’ai pas eu ce même sentiment à Nancy…jveuuuuux pas celle la moi… Bref, j’enchaine sur les langues. En allemand, je tombe sur un vieil ours qui parle tout doucement… L’horreur… Le mec me prend pour une débile profonde, me décroche aucun sourire, me pose des questions super compliquées, etc… Je foire ma LV1… Décidément…je sors de la salle d’allemand, j’étais déjà en retard pour l’anglais…Je leur fait comprendre que j’aimerais bien boire un verre d’eau et 5minutes histoire de formater mon cerveau. L’anglais s’est beaucoup mieux passé, une jeune fille sympathique, compréhensive, et beaucoup plus ouverte d’esprit, qui m’a permis de m’exprimer au mieux. Comme quoi, le jury y est pour beaucoup… Je sors de là complètement épuisée. J’en peux plus, je veux rentrer. Mais Cécilia passe demain et je ne compte pas la laisser toute seule ici. Nous rencontrons une admissible très sympa (Carole) qui partage les mêmes impressions sur Tours. Il est 21h, nous réclamons poliment une voiture afin de se rendre en ville, en vain. Les voitures sont réservées pour ceux qui veulent rentrer, mais promis, on en aura une dans pas lontemps. A 22h, on nous dit qu’on y va dans 5minutes. A 23h, Carole en a marre d’attendre et décide de finalement aller se coucher. 00h30, départ pour la ville après des heures de pétage de cable à tourner en rond. On prend un verre dans un bar, rien d’extraordinaire. Et enfin, pour la petite anecdote, on avait réservé une chambre d’hotel avec Cécilia, et à 2h du matin, on nous a attribué une chambre qui était déjà occupée… Je vous laisse imaginer la crise de fou rire… bref, rien de bien intéressant pour la suite, je suis repartie le lendemain vers 16h, en croisant les doigts pour ne plus jamais avoir à remettre les pieds ici !