Rame, Rame, Rameur, Ramez

on n’avance à rien dans ce canoë. (Alain Souchon, 1980)

Et voilà, après une lutte acharnée avec la SNCF (et plus particulièrement voyages-sncf.com) pour obtenir les précieux billets nécessaire à notre fameux Tour de France ®, me voilà arriver, sans encombres, à Evry.

Et là je le crie haut et fort, merci à toi, Ô grande carte imagine’r, je t’aime Stif, je t’aime RATP, tu es tout pour moi. Voici donc, 4h, le portable sonne. A peine réveillé je me douche, déjeune, me brosse les dents, enfile mon costume qui n’a pas servis depuis mon dernier entretien au lycée, et quitte l’appartement.

Direction la gare de Dourdan, écouteurs chaussés, iPod ® lancé, armé de ma carte d’identité, je valide ma fameuse carte Imagine’R ®. Hop,me voici dans le train de 5h15 direction Pontoise : vous ne pouvez pas savoir à quel point la joie m’emplit à ce moment précis. Quelques minutes plus tard (une quarantaine, pour rester vague), le train s’arrête en gare de Juvisy, arrive donc le moment du changement de quai … Direction la ligne D (à défaut de réponse B). Le train arrive, les stations passent et j’y suis : station Le-Bras-De-Fer (Evry, génépole).

Sorti de la gare je suis les panneaux “INT” disposés un peu partout autours de la gare pour y arriver rapidement. J’entre, un peu en avance (vers 7h, l’appel étant prévu pour 7h30), me fait “enregistrer” (dit comme ça, c’est assez étrange, mais rassurez vous, ça ne pas mal) puis rejoins deux joyeux (enfin un joyeux et une morne) camarades qui se préparent à la même destiné que moi-même.

Quelques minutes d’attente, durant lesquelles je me gave de pains au chocolat, teste le jus d’orange à volonté et feuillette l’express ® et deux camarades de classe arrivent.

9h00 première épreuve : On nous appelle, mon joyeux camarade matinal et moi-même, puis nous invite à rejoindre une salle. Des ordinateurs, du brouillon et 20 minutes de préparation à disposition, nous préparons sagement notre épreuve d’anglais.

La prof d’anglais s’avère très gentil, intéressée (bizarrement), par tout ce que je lui dit et a visiblement l’air heureuse d’être là. Les questions ne portent pas sur le dialogue que j’ai écouté (le micro-crédit) mais sur moi même, Dourdan et mon projet pro. Les 20 minutes passent vite, on m’attend à la porte pour passer l’allemand.

Même topo, mais sujet différent : les femmes et le pouvoir. Mis à part que j’ai rien à dire sur le sujet, excepté une ennuyeuse succession d’exemples de femme qui réussissent, je pars confiant. Arrivé dans la salle, je rencontre la prof d’allemand très jovial, très motivée en train de crier “Deutsch ? Deutsch ?” dans tous les sens. Elle m’a l’air bien gentil … Ca va se confirmer.

J’entame mon exposé et me fait interrompre dans tous les sens, elle veut m’aider, mais m’embrouille involontairement. Bref, plus elle m’aide, plus l’exposé est décousu, plus je perds mes mots. Tant pis dirais-je. Les questions suivant l’exposé sont plus précise, plus pertinente et je me sent déjà plus à l’aise. On me demande où travail Gerard Schröder aujourd’hui, qui est dans le gouvernement allemand, ce que je pense du G8. J’espère m’être montré plus pertinent sur la fin. Réponse d’ici un mois.

L’heure de l’entretien maintenant. Nouvelle salle, nouvelle ambiance. On nous fait prendre un texte et un sujet. Je tombe sur “le handicap” et un texte sur une association lyonnaise “Art gens” qui recycle des déchets en oeuvre d’art. Fidèle à moi même, je choisis les déchets, puis m’ennuie pendant ces 30 minutes de préparation qui sont beaucoup trop longue.

Enfin, j’entre dans la salle, un peu étonné de ne voir qu’un jury de deux personnes. Face à moi un ancien de l’INT, aujourd’hui cadre chez HP et une prof de stratégie réseaux ou je ne sais quoi. On parle brièvement du texte que je présente puis on passe aux questions en rapport avec le CV. Tout se passe plutôt bien, on parle technique, Open Source, logiciels, technologies de l’information. Ensuite arrivent les questions sur l’école : je me défends comme je peu, disant que je souhaite faire la majeur e-business à l’INT, je leur parle de leur incubateur d’entreprise … mais j’ai pas du avoir l’air très motivé. A la fin, on me rappelle que l’INT c’est bien, que les élèves y sont heureux et que c’est un plaisir d’y enseigner. Je n’en doute pas une seconde … mais pourquoi me le signaler ? Sûrement ai-je eu l’air trop détaché : un détail à corriger pour les prochains entretiens.

Allez, je vous laisse, il est temps de filer à la gare … direction Lille.

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