Saint-Vincent, Loin Singapour… (Laurent Voulzy, 1985)
Alors que mon compère préfère jouer dans sa région et s’amuser autour d’un barbecue à l’ESSEC, je choisis l’inédit, l’incroyable, le lointain, le sensationnel mais surtout le risqué, le danger et les sensations fortes : l’ESC Lille.
Ici aussi, tout commence par des petits trous mais pas sur les feuillets de l’ESSEC. Ici c’est à l’ancienne, sur les tickets de métro. Mais pour vous raconter au mieux mon périple, utilisons la technique préconisée par le grand aux bras maigres et le petit chauve, mettons-nous en situation : on est le jeudi 21 juin et je quitte ma belle ville de Dourdan, direction Massy. Là j’embarque dans le TGV 5276 pour Lille Europe.
J’y suis à 16h30 et à peine arrivé, j’emprunte le métro local (le VAL de Siemens ©, qu’on retrouve notamment à Rennes et à Toulouse) au parfait look play-school et aux excellentes finitions plastiques. Sorti Montebello, je m’installe dans un petit studio pretté par une amie pour l’occasion. Tout est sympa, le studio, la pizza, la Freebox (grâce à laquelle j’ai pu m’affaller devant NoLife Tv et le catch de NT1) et la ville de Lille.
Passons les détails, il est maintenant 7h00 et je suis à l’ESC Lille. L’école est comme promis en plein millieu du centre commercial Euralille, a côté du Carrefour ®, au dessus du Go-Sport ®. L’accueil est chaleureux malgré l’heure matinale et le petit déjeuner offert est excellent : pains au chocolat, croissants, céréales, lait, jus de fruits, café… Ensuite, direction l’amphi on reçoit un accueil … déroutant. Tout d’abord les admisseurs nous diffusent un petit film qu’ils ont réalisé. Ensuite, ils nous font une chorégraphie et un brave homme au cheveux roux, vétu d’un jean et du maillot de rugby irlandais commence à nous parler en anglais. Après quelques secondes il nous avoue être français puis nous distribue nos convocations.
Puis c’est direction le hall d’accueil. L’attente est dure est teintée de stress. Ca dure jusqu’à 9h40 heure de ma préparation d’entretien.
A 9h35 une charmante étudiante de l’ESC Lille vient me chercher et m’accompagne jusqu’à l’amphi. On me donne deux sujets, j’ai 20 minutes pour en choisir un et le traité. Je choisis “High tech” et mets de côté “Tuyaux”. Le temps de préparation est parfait, ni trop court, ni trop long contrairement à celui offert à l’INT Evry.
J’entre dans la salle réservée pour l’entretien, face à moi trois personnes : un consultant dans un cabinet d’avocat également prof de droit à l’ESC Lille, un responsable de système informatique chez Finaref et une prof de culture général en classe prépa. Les trois sont très gentils, ils cherchent vraiment à savoir qui je suis et aucunement à me piéger. On verra bien ce que ça donne.
Le midi c’est le repas en commun. Je mange avec mes camarades de classe (Anthony, Julie et Sophie), Thomas (from Clermont Ferrand) et un admisseur de l’école. L’ambiance est vraiment sympa, tout est là pour qu’on se plaise : musique, boissons, playstation et films. On peut dire que ça marche très bien : on se sent chez soi à l’ESC Lille, on a envie d’y rester !
Après midi, retour dans l’amphi pour un nouvel accueil et une nouvelle distribution de convocations. Le mieux est de laisser les vidéos (prises par Thomas et Anthony) parler :
Ces festivités passées, on passe aux épreuves de langues. L’anglais tout d’abord : j’ai un texte de la longueur d’une page qui traite de la difficulté qu’ont les british teachers à organiser des voyages scolaires. Ca se passe pas spécialement bien. Pas mal non plus, mais pas spécialement super. J’ai eu quelques divergences d’opinion avec le prof … sur la responsabilité légale des fabricants de tabac. Enfin passons.
Pas le temps de récupérer, on m’accompagne pour préparer l’allemand. Le texte est aussi long qu’en anglais et porte sur le nationalisme en Allemagne apparu pendant la Coupe du monde de football. Ca se passe très bien, enfin ça m’en laisse l’impression. Le dialogue est fluide, je trouve les mots que je cherche, j’ai des choses à dire. Bref, je suis certain d’avoir fait plein de fautes de langue, mais je sens que l’oral s’est bien passé. Résultat dans moins d’un mois.
La journée se termine après un petit buffet régional offert par l’école avec essentiellement de la bière et du fromage. Je quitte l’école pour rejoindre la gare de Lille Flandre et retourner à Paris.
J’ai passé une bonne journée, un accueil très chaleureux et une école dans laquelle les étudiants semblent se plaire réellement.