(Serge Gainsbourg, 195
Jeudi 21 Juin, 17h10 : je pars de chez moi, direction gare d’Antony, où je dois prendre le RER B de 17h25 pour me rendre à la gare de Cergy Préfecture, sur la ligne A. Le voyage est long, surtout entre la gare de Chatelet-les-Halles et celle de Cergy Préfecture : près de 1h30 de trajet au total; et pénible.
“Arrivée en gare de Cergy Préfecture, attention à la marche en descendant du train”. Cette gare est loin d’être une oeuvre architecturale. Je dirais même qu’elle est simplement moche, comme tout ce qui l’entoure d’ailleurs. J’appelle le BDE (ils commencent à me connaître : je les ai déjà appelés trois fois dans le RER pour leur poser les questions chiantes du bizuth qui a oublié ses papiers pour passer ses examens) : “Je suis arrivé en gare de Cergy Préfecture. Je vais où maintenant?”. On m’indique le chemin et, au détour d’une rue, je vois marqué en gros au loin : ESSEC.
C’est bon, je ne me suis pas perdu. Il va me falloir maintenant affronter les armées d’élèves provenant de Sainte Geneviève, de Grandchamp, de Louis Le Grand, d’Ipésup… Une horreur! Heureusement je ne suis pas seul : je retrouve une camarade de classe… Nous sommes plus difficiles à écraser à deux que seuls.
La soirée barbecue commence, non sans quelques difficultés, avec du retard. Rien à signaler, si ce n’est que les groupes se forment et que quelques élèves de deuxième année de l’ESSEC amateurs de bière se joignent à nous en peignoir. Je me sauve vite, vers 21h10, pour retrouver mon hôtel : le Citéa Saint Christophe. Dans le minibus, conduit par des élèves de l’ESSEC, qui nous mène vers notre résidence je fais la connaissance de mon voisin : “D’où viens-tu?”, me demande-t-il. “Antony”, dis-je, convaincu que personne ne connaît Vilgénis. “Et toi?”. La réponse ne se fait pas attendre : “Ipésup… Oui, je sais, on a une réputation de merde!”. “Euhh….. Oui, c’est vrai”.
21h30 : je suis dans ma chambre. On m’a annoncé qu’il me faudrait être à l’accueil à 7h30. Avant de me coucher je décide de lire un livre qui m’a été donné par une fille ayant intégré l’ESCP-EAP l’année dernière : un livre sur les épreuves de logique écrit par Franck Attelan, prof à Intégral. Je comprends très vite que les tests psycho-techniques qui m’attendent le Vendredi seront corsés. Ce livre me donne bon nombre d’idées sur la résolution de différents problèmes. Dodo à 23h
Levé à 6h20. Douche. J’attrape mon livre et je finis de lire les explications pour d’autres épreuves. Je suis au rendez-vous à l’accueil à 7h30. On part assez rapidement. Arrivée au Hall Saint Martin : ce bâtiment est au moins aussi moche que la gare de Cergy Préfecture. Le petit-déjeuner nous est offert. Je retrouve des amis de lycée : un me dit qu’il est classé 4ème à l’ESSEC et qu’il a 18,3 de moyenne à HEC… puis il passe son chemin.
On nous installe dans une salle gigantesque vers 9h30 pour passer les tests : la pression monte alors que je sens que je ne suis qu’un mouton et que j’ai l’impression qu’on me traîne vers l’abattoir. Une brève présentation, puis on nous distribue nos cahiers de réponses et nos cahiers de questions. “1ère épreuve : vous pouvez prendre votre cahier de réponses en page 2 et votre cahier de questions en page 3. Vous avez 25 minutes pour cette première épreuve”.
5 épreuves s’enchaîneront dans la matinée : nous avons passé notre temps à remplir des petits trous à l’aide d’un stylo qui nous a été offert. “Des petits trous, des petits trous, encore des petits trous…” C’est horrible, fatiguant… chiant. Pause du midi : on nous annonce qu’une surprise nous attend dans la salle d’accueil.
Effectivement, tous les élèves de première année nous attendent avec des draps qu’ils agitent au-dessus de nous et de l’allée d’honneur qu’ils nous ont installé. Ils scandent des “Tous ensemble, tous ensemble, Hey, Ssec”. A la sortir on découvre qu’ils ont aménagé la salle avec des stands pour toutes les associations. On déjeune et on découvre les assoces, pendant que différents élèves se succèdent sur une estrade pour danser comme des dératés, sur des musiques complètement kitch (la macarena…).
Je vais retrouver une fille en deuxième année, ancienne de Vilgénis : on parle 15 minutes puis je retourne dans la salle d’examen.
Je trouve sur ma table un petit sac ESSEC offert par l’école, contenant notamment un t-shirt du BDE”. Là, le directeur de l’école nous fait un
discours : “Vous êtes dans une école où les élèves sont sérieux, silencieux, travailleurs…” Il est interrompu par l’irruption de tous les élèves de première année qui courent entre les rangs et gueulent. Ils font le tour de la salle en criant : “Libérez les admissibles”. Puis ils s’arrêtent et dès que le directeur ouvre la bouche ils se remettent tous à gueuler. L’ambiance est vraiment géniale. Ils finissent par partir et nous enchaînons sur une série de quatre épreuves, et pour finir sur le questionnaire qui servira de base aux entretiens.
Encore une fois je remplis des petits trous… rien de passionnant.
16h30 : la journée est finie. Je reste un peu sur Cergy pour boire une bière avec un ami, puis je rentre. Je me repasse les images de la journée : un accueil super qui rattrape une organisation un peu bordélique; tout en lisant les documents sur les différentes associations contenus dans le sac.
Une chose est sûre : ils savent attirer les étudiants, et l’ambiance est géniale. Il faut maintenant penser à la suite, et surtout à l’entretien de l’ESSEC.
J’ai hâte de savoir si j’ai correctement rempli mes petits trous. Vivement les résultats…
Florian.
