I wanna rock.

Rock (Twisted Sisters, 1984)

Je ne reviens pas sur le voyage pour aller à Toulouse ni sur le retour, Julien en ayant déjà parlé, si ce n’est que nous étions effectivement partis avec l’envie de nous amuser : nous n’avons pas été déçus, et on peut dire que nous avons pu donner la preuve de notre adhésion corps et âme au groupe des “pilotes du changement”.

Virginia_Florian_ToulouseAvec l’ambiance qui régnait à Toulouse, difficile de se concentrer pour son entretien… malgré tout je prends sur moi lorsque l’on m’appelle dans la salle où 118 et 218 nous donnent encore quelques conseils, et que je dois alors quitter l’assemblée pour aller me préparer à passer. A ce moment précis je suis excité : le stress me galvanise.

J’y vais, on me donne mon numéro de jury, ma salle et ma magnifique feuille aux trois questions. Je retrouve une fille à la table installée à côté de la salle de mon jury : elle attend qu’on vienne la chercher, me laisse gentiment la place que je puisse remplir mon questionnaire.

“Si vous étiez ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, quelle serait votre première mesure?”. Je réponds quelque chose de très banal : le problème qui est le plus urgent à régler est celui du chômage, je diminuerai donc les charges sociales pour permettre aux entreprises d’embaucher plus facilement. J’émets quand même un doute : je ne sais pas comment financer cette mesure.

“L’ESC Toulouse a pour objectif de former des pilotes du changement. Qu’est-ce que vous pensez que cela vous apportera concrètement?” (ou quelque chose du genre…). A question pas claire, réponse pas claire : selon moi il faut modifier nos façons de gérer, de consommer… et il faut qu’il y ait du changement; je pense donc que l’école m’apprendra à intégrer ces nouvelles valeurs et à faire de moi un véritable pilote du changement… “Et que même pour moi-même,

même”.

Florian_garedeToulouse

“La parité homme-femme est nécessaire aujourd’hui dans le monde de l’entreprise. Selon vous, quelles seront les conséquences de cette parité dans l’entreprise?”. Encore des banalités : une méthode de gestion différente due à une vision du monde différente. J’ajoute que cependant cette parité ne devrait pas passer par une politique de “discrimination positive”, sinon on risquerait de dévaloriser le travail des femmes.

Le questionnaire est rempli. Entre temps la fille est sortie au milieu de son entretien et m’a annoncée que le jury est sympa : il est composé de deux personnes, dont une dame qui ne parle pas beaucoup. J’attends, bois de l’eau et marche…

Finalement la fille sort, visiblement contente. Je rentre peu de temps après. On m’invite à m’asseoir et à me présenter. Je m’exécute, et finalement la discussion s’engage sur mon projet professionnel qui touche au domaine de l’éco-construction : des questions sur mes motivations, sur les raisons de mon intérêt pour ce secteur et pour le développement durable, sur mes engagements actuels pour cette cause. Je réponds sincèrement : à mon échelle je ne peux que peu agir, et je me borne à des choses simples comme le tri des déchets, une consommation d’eau moindre (qui amène mon jury à me demander, en rigolant, si je ne me lave qu’un jour sur deux…), et que c’est pour ça que je veux oeuvrer sur un plan plus global. Encore quelques questions sur mes goûts, qui me permettent d’exposer mon expérience de capitaine en équipe de volley et de parler de mon intérêt pour les livres policiers (ce qui les fait rire car il semblerait que je ne sois pas le premier), puis on me demande de sortir.

Une autre fille dehors prépare son questionnaire. Je lui dis simplement qu’ils ne sont pas méchants. Deux minutes environ et on me rappelle.

Normalement la reprise doit être plus corsée : les questions gênantes et qui peuvent fâcher devraient tomber. On commence par me dire que ce que j’ai marqué en réponse à la première question manque d’originalité; j’expose alors mon désaccord avec la politique suivie aujourd’hui par le gouvernement et explique les raisons de mon manque d’originalité (une mesure simple mais pour le moment peu mise en avant, et un débat sur la valeur travail). Puis quelques questions sur mon projet auxquelles j’ai déjà eu le droit avec M. Campa et M. Ricci, du type : “Mais pourquoi ne pas avoir fait des études d’architecte alors?”. J’explique pourquoi j’ai fait prépa, que le projet est assez récent (début de première année de prépa), et dit que ce que je veux faire aujourd’hui c’est créer une entreprise, une structure qui n’existe pas en France, et que le mieux est de passer par une école de commerce. Ils semblent plutôt satisfaits… Arrive la question du : “Alors, pourquoi Toulouse?”; pour son programme TEAM (découvert la veille dans le train). Ne mettant que ça en avant, on me dit que je suis quelqu’un qui semble trop sage et qu’on ne risque pas de me voir dans les soirées étudiantes… : “C’est drôle que vous me disiez ça car ça n’est pas la première fois qu’on me le fait remarquer. Vous savez c’est très lié à ma deuxième année où je me suis cadré, fixé des limites et des objectifs : je ne suis pas beaucoup sorti. Mais j’aime bien sortir et j’espère pouvoir retrouver un équilibre en école…”

Une dernière question : “mes admissibilités?”. Je suis honnête, dis la vérité. On me dit que c’est par simple curiosité, ce à quoi je réponds que c’est bien normal.

Finalement je sors, soulagé et plutôt content. Je souhaite bon courage à la fille qui attend et rejoins mes amis préparationnaires.

Conclusion : l’entretien c’est plutôt bien passé, mais mon attention portée uniquement sur les possibilités scolaires offertes par l’école m’ont fait passer pour quelqu’un de trop sage. Malgré tout mon projet a semblé les intéresser, et je n’ai eu aucune question désagréable ou véritablement piège.

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  1. 1

    Moi je vis chez Amélie Poulain, « Vilgé en villégiature a dit,

    juillet 6, 2007 @ 10:28

    [...] L’entretien de Flunch [...]

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