Voilà, c’est fini

On a tant ressassé les mêmes théories (Jean-Louis Aubert)

Un an bientôt, un an. C’est fou ce que le temps passe vite. Ceux que l’on appelait “nos bizuth” entament mercredi les premières épreuves du concours écricome. Six écoles, non sept, maintenant. Les temps changent. Je me souviens encore de cette période, de ces premières épreuves dans la salle immense du lycée Chaptal. Les révisions de dernières minutes devant la télé, aussi tôt abandonnées, aussi tôt reprises. Les coups de fil du midi aux collègues qui passaient leurs concours à Besançon, à Versailles ou ailleurs dans Paris.

La semaine de creux entre les épreuves de la banque écricomes, ses copies colorées et numérotées (sans qu’on ait jamais pu saisir la logique de la numérotation), ses code-barres autocollants et les épreuves de la BCE. Les révisions de cette semaine de battement, le stress qui commence à monter : “non je ne sais pas ce qu’on donné les premières épreuves”, “c’est un concours de toute façon, un concours” ou encore “les choses sérieuses commencent”, “le niveau va monter, je suis mort”.

J’avais pas tord, ce stress m’a détruit ma première partie des écrits : j’ai cédé à la panique, sans raison, sur la première journée d’épreuves BCE (maths et dissertations lyonnaises je crois). Un petit mail en rentrant, à ma prof de maths, me voilà rassurer. Je reprends les épreuves d’une façon différente, plus zen. A vous qui passez prochainement les écrits, ne paniquez pas : ce n’est pas plus dur que le reste de l’année, et si ça l’est, ça l’est pour tout le monde. C’est sûr, un an après, ça parait évident ; devant sa copie, ça ne l’est pas.

Aujourd’hui, je ne me sens pas si loin de tout ça. Evidemment, je ne suis plus en prépa. Evidemment je ne prépare plus les concours, je vis d’autres choses, je n’ai plus ce stress. Mais je garde cette petite nostalgie des concours, de la prépa …

La vie en école est merveilleuse je ne serai pas prêt à l’échanger. Si j’ai aujourd’hui un conseil à donner a ceux qui étaient nos bizuths (désolé, j’ai du mal à vous appeler carrés, je n’arrive pas à perdre mes mauvaises habitudes), c’est de vous donnez à fond. Foncez, donnez le meilleur de vous même, ne paniquez pas. Vous êtes prêts, vous n’avez pas à rougir face aux autres candidats : Vilgé, quoi qu’on puisse en dire, forme bien, vous prépare à affronter les concours des meilleurs écoles.

Ne rougissez pas, foncez.

Si, à votre tour, vous souhaitez raconter vos oraux – voire vos écrits – décompresser après les épreuves, vous changer les idées ou évacuer le stress post-épreuve … reprenez la suite de ce blog. Il est désormais à vous.

Vous allez réussir.

2 réponses jusqu'à présent »

  1. 1

    Sophie a dit,

    Bien parlé Juk !

  2. 2

    Colin a dit,

    Waouh , quelle prose !

    Ah , ces copies de couleur à numerotation illogique et ces code barres ^^ on s’y croirait !!

    Sinon merci de tes conseils , l’ancien et j’espère de tout coeur te retrouver lors des oraux d’admission !

    Sinon , c’est vraiment très beau comme message de transition : j’ai versé ma petite larme :)

    P.S: Je suis intéressé par la reprise du blog , essayer d’en garder l’esprit tout en y ajoutant ma touche perso ;) voilà je soumet ma candidature à ton sérénissime jugement et j’espère que d’autres seront interessés pour le reprendre avec moi !!


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