I don’t get no time to play around ( Eminem 2002)
10 juin, jour des oraux Euromed
Mon agréable sonnerie de téléphone retenti et j’ouvre péniblement les yeux. J’avais oublié ce que c’était que de se lever tôt. Un petit coup d’oeil sur le cadran de l’outil qui m’a reveillé me permet de constater qu’en effet, il est tôt. Je jette donc mon portable et le satané 6h15.
Après un brin de toilette rendu difficile par un chat bien chiant car très affectueux, je m’affaire à l’enfilage de mon costume sans mauvaise surprise, je boucle mes valises et je sors discrètement avec Matthieu pour ne pas reveiller notre chère étudiante. ( Oui, vous vous doutez bien qu’en école de commerce, c’est fini les levers à l’aube ).
Un peu de marche, quelques stations de metro et une navette plus tard, nous voici à Euromed. Il est un peu plus de 7h. Nous retrouvons Marine accompagnée de Franck, un étudiant d’ECS qui est à la fois un bon ami de Marine et une de mes connaissances ainsi que d’un certain Luc, élève en prépa ENS qui me signifie que le café servit par les admisseurs est un vrai jus de chaussette. C’est donc avec 2 verres de jus d’orange que j’entre sur les coups de 8h dans l’amphi d’Euromed pour un speech du directeur.
Le discours (et le discourant) sont les mêmes que ceux qui avaient été faits à Vilgénis. Plutôt que de vous raconter ces inutilités, je vais plutôt pousser un petit coup de gueule: nan mais serieux il faudra m’expliquer ce qu’ils ont tous avec leurs conneries de spécificité à la con, soit disant que Euromed ne veulent pas faire de nous des machines à fric mais nous préparer à faire face aux grands enjeux futurs… Mais merde quoi, est-ce qu’ils s’imaginent qu’on va devenir ceux qui vont à eux seuls chambouler l’ordre du monde en trouvant le remède contre la faim dans le monde, contre la mort avant les 120 ans tout en maintenant équilibrés les comptes de la sécu ? Franchement, va falloir se calmer sur les opérations de comm’ à deux balles là les écoles de commerce…
C’est donc mi enervé, mi endormi que je sors de l’amphi aux environs de 9h. Nan, pour être plus honnète je suis un peu mortifié, on vient de me donner ma feuille d’appel et je passe à 11h. Rendez vous compte, je suis arrivé ici à 7h et tout ça pour quoi? Pour 2 verres de jus d’orange, un speech à la con que je connaissais déja et deux heures d’attentes à tourner dans l’école. Nous mettons donc ces heures à profit pour déambuler dans l’école avec Marine Matthieu Franck et Luc, puis vient l’heure de l’oral.
J’ai été détendu toute la matinée mais là, à attendre devant la salle, je dois avouer que je stresse un peu, mes mains deviennent moites et mon pouls s’accélère. Un homme d’une quarantaine d’années vient m’ouvrir, me sourit et me serre la main en se présentant et m’invite à entrer. Je sers la main de l’autre juré, un ancien élève de la promotion 1994 qui ne se donne pas la peine de sourire.
A peine se sont-ils présentés et ai-je fait ma présentation que le juré ancien élève me pose quelques questions ultra pointues sur le risk management ( qui est mon projet professionnel)sur un ton peu enjoué et me reproche de ne pas connaitre la méthode Khsrtchtksik ( ou un truc comme ça avec plein de consonnes) de détection des risques. Il continuera de se montrer désagréable durant tout l’entretien mais j’en ferai abstraction et répondrais à ses remarques avec un large sourire, feignant de ne pas remarquer leur caractère agressif et parlant équitablement avec chaque juré.
L’entretien tourne autour de mon projet professionnel, de mes loisirs, du dernier livre que j’ai lu, d’un article qui a retenu mon attention, de ce qui me fait choisir euromed, de ce que je pense apporter à l’école… Bref, le pannel de l’entretien classique par excellence ( et un peu bidon il faut le dire)…
Finalement je ne peux pas m’empêcher de lâcher une petite pique en disant que ce qui m’attire à Euromed c’est le fait que bien que l’école n’ait pas toujours été très bien classée, elle est en progression depuis quelques années ( faisant froncer les sourcils de celui qui était à Euromed en 1994 et qui, il faut le dire, m’avait bien cassé les couilles pendant l’entretien).
L’entretien s’achève avec une question venant de ma part, je choisis de demander de façon innocente ce qu’il en est des langues à euromed ( domaine que je sais être le point faible de l’école), mettant une fois de plus notre très cher ancien élève dans l’embaras qui me bafouille qu’il y a des labos de langue ( comme à Vilgé
) et que l’on peut partir 6 mois à l’étranger ( sympa de partir dans un pays pour apprendre une langue dont on ne sait encore rien!).
Enfin bref, je resors de la salle après avoir poliment salué mes jurés et je retourne remplir le questionnaire de satisfaction et récupérer le “pack de l’admissible” avec un bouquin, un sac et un t-shirt euromed, je retrouve Matthieu qui ( j’avais oublié de le dire ) est passé avec le même jury que moi et a eu droit aux mêmes questions… On se change et on repart jusqu’au TGV sans oublier de prendre à manger au passage.
Une fois n’est pas coutume le voyage du retour se passera sans encombre.
Bilan Euromed:
+: Le cadre est vraiment magnifique, l’école dont les locaux géniaux ( baies vitrées etc…) surplombe une forêt et n’a d’autre fond que les montagnes. Les élèves de l’école de commerce se sont montrés très sympa et disponibles.
-:Je repars néanmoins avec une impression négative de mon séjour, est-ce à cause des nombreux problèmes de transport de la veille, à cause de la matinée pourave passée à écouter un speech bidon après m’être levé aux aurores? C’est bien possible mais je crois aussi que l’école ne m’est pas apparue comme un lieu qui me ressemble, c’est assez subjectif et difficile à expliquer, je dirais que l’athmosphère ne me donnait pas l’impression d’être dans une école, mais plutôt à un séjour du clubmed… mais comme je le dis, c’est une impression très subjective.
Colin
Sophie a dit,
juin 11, 2008 @ 3:16
Merci pour cette première narration d’oral, Colin !
lol), et j’me rappelle que c’est là qu’il y a eu le meilleur p’tit déj (les croissants étaient trop bons ^^) Par contre j’avais aussi eu des problèmes de train, mais ca c’était pas à cause de la SNCF…
C’est marrant de voir à quel point on a pas la même sensibilité aux choses ! (d’où l’avantage de passer les oraux dans l’école)
Moi j’avais beaucoup aimé le discours du directeur d’Euro(club)med (sur ce point j’suis d’accord
J’espère que y’aura pu trop de manif ni de grêve pour que vous puissiez prendre votre train tranquillement ! En tout cas, bon courage pour la suite ! J’attend avec impatience de vous lire !