the sun (the Stranglers)
Attention départ ! Mon avion décolle à 19h et des poussières, il est 18 h et quelques, je viens de rentrer chez moi après m’être baladée avec Bouch’ jusqu’à chez David, et je dois encore :
- blinder mon Ipod de podcasts (si si)
- piquer sur Internet quelques formules préconcues du genre ” Der vorliegende Text stammt aus…”, “Ein Teufelkreis in Bewegung setzen…” (ca ne m’a encore pas servi, mais on sait jamais)
-vérifier une ultime fois ma valise…
sachant que mon pôpa arrive dans dix minutes pour partir avec moi à Nice (je me demande encore si il a fait pour me rassurer ou pour se rassurer ^^).
Enjoy !
Néanmoins j’y parviens, efface tous les téléchargements que faisait alors ma soeur dans la précipitation (Fanny si tu me lis, encore désolée), attrape ma valise, part en énième prise de bec avec mes parents sur la manière dont j’ai fait mon sac, monte dans la voiture, regarde l’intérieur de mon sac (si, il est possible que la convoc et les papiers décident de fuguer, vérifions, vérifions) et c’est parti !
Enregistrement, embarquement, petits messages avec Mme Cornet (merci Madame) et décollage. Bon l’avion je suis pas fan, mais en une heure nous voilà rendus ! Sortie de l’aéroport (bon sang, à presque dix heures il fait la même température que cet après midi à paris !!), taxi direction Nice, pizzeria et direction hôtel (très mauvais plan d’ailleurs : l’aéroport et l’école ne sont pas sur Nice mais plus sur Antibes… mais bon les papas angoissés le resteront toujours, le mien refuse de croire que lorsque les gens de l’école proposent de venir te chercher et te loger c’est pas un plan entre vagues connaissances mais bien un truc organisé !)
On commande le taxi pour le lendemain (6h30 ! Et oui je suis convoquée à 7H30, pour la journée complète) et c’est parti pour une très courte nuit : il fait chaud et on pense, on pense, on pense…. Bref vers 5h30 me voilà debout, direction douches, lavage de cheveux, coiffage (ah ! La fameuse angoisse des filles avec leurs cheveux ! Chères bizuths, résignez vous : vous la connaitrez aussi ^^), maquillage, habillage… Je m’assied, nerveuse, devant un petit déjeuner rapide et voilà mon taxi.
J’arrive avec ma valise, donne l’adresse à Sophia Antipolis, tête du chauffeur (“Je sais pas où c’est mais j’ai mon GPS…”) Surprise ! ce dernier bugue !
Spéciale dédicace aux Céramiens : MERCI pour votre guide de l’admissible (qui comprend un plan d’accès clair!) et aux bizuths : à chaque oraux, prenez tous les documents consacrés à l’école, on ne sait jamais !
Enfin, après moult pérégrinations, me voilà devant l’entrée des admissibles. Il est un peu plus de 7h, mais pas mal d’admissibles montent déjà la petite pente vers l’entrée et je suis le mouvement. J’entre, face à moi, plusieurs stands où déjà de nombreux admisseurs s’activent. J’hésite, scrute un peu tout au travers de mes nouvelles lunettes (c’est avéré chers amis, la prépa rend myope !) quand j’entend brusquement un “ANOUCK !!”
C’est Galan, confortablement installé sur un des sièges, qui vient de m’apercevoir ! Je le rejoint, apprend qu’il est là depuis mardi soir avec Steve et Anihn (qui sont encore sous la douche), qu’ils ont passé leurs oraux la veille et qu’ils ont fêtés ca joyeusement avec Thomas Cottin, d’où une certaine… fatigue :p
Il me montre les vestiaires, je retrouve Thomas et nos deux douchés, et me sens complètement à côté de la plaque avec ma tenue en lin avec ceinture, jolie, certes mais qui fait presque bab à côté des tailleurs et costards qui m’entourent, pointe à l’accueil pour récupérer ma convoc (9h40 entretien, 13h30 anglais, 14h50 allemand) et discute donc avec ce petit monde, y compris des admissibles.
Très vite, nous voilà appelés pour l’amphi de présentation, je dis au revoir à Galan qui repart en avion vers 10h, et suis notre admisseuse guide. La réunion est intéressante, sur le thème de l’économie du savoir et pour changer je prends des notes…
On ressort tous et je suis assez vite appelée via micro avec les admissibles convoqués à 9h40, direction la salle de préparation où je tire deux sujets (je dois en choisir un pour faire un exposé de 5 minutes qui lancera l’entretien)
Et je tire :
- “La vie accentue les défauts comme elle accentue les rides. Elle efface aussi les qualités comme les défauts, et noit l’existence dans une mauvaise graisse” (Oh mon dieu !)
- “Le partage des responsabilités”
Je croit que le deuxième sujet s’impose ! Me voilà partie, je choisit de baser cet exposé sur le thème du partage des responsabilités entre hommes et femmes, j’écrit… et les 20 minutes passent.
Deux hommes viennent me chercher, vérifient convoc et pièce d’identité, me serrent la main et m’accompagnent vers la petite salle où je vais leur présenter l’exposé.
A noter : l’entretien commence dès l’instant où ils vous serrent la main, tous ce qu’ils vous disent, y compris dans le couloir, et ce qu’on répond, compte. Dans mon cas, le cas est classique : vous êtes d’où, de massy, ah ! Massy palaiseau !, oui enfin c’est la gare mais en réalité c’est deux villes, etc…
On entre donc, ils se présentent (surtout écoutez ce qu’ils disent en dépit du stress, vous risquerez moins de vous faire piéger par la suite sur votre projet professionel…) et j’attaquent. Je tiens mes 5-10 minutes, conclu, l’un a l’air perplexe, l’autre m’assure avoir été lègérement surpris (mais intéressé, précise t-il) de la manière dont j’ai orienté l’entretien, me demande si on pouvais en parler en le mettant en rapport avec la gouvernance ou l’entreprise, je répond que c’était possible, explique en quoi. Ils ne mordent pas c’est déjà ca. Ils regardent mon mini CV, m’interroge sur Celio, j’arrive à lier ca avec le thème de l’entretien, de même pour mes baby sittings. On évoque la dernière exposition que j’ai vu, je parle de celle d’Andy Warhol, le dialogue est fluide, j’explique que le ceram m’interesse du fait de son programme Myway qui encadre et conseille pour les choix d’orientation, etc… La conclusion : “Désirez vous connaitre quelque chose de plus sur le céram, mademoiselle ?” Je feins de ne pas être sûre qu’il existe des parcours à la carte tous les 6 mois, ils ont l’air contents que je connaisse (merci à Julie Darmon pour son mail de debriefing ^^) et voilà.
Je suis plutôt contente, en discute avec des admissibles, voient la choré du ceram (just do it, do it,do it…), etc…
Je sors donc, soulagée, et me dirige vers la « salle zen » (salle de réunion de l’assoc de mode du ceram reconvertie pour l’occasion avec ses boules à facettes, ses tentures roses au plafond, ses lunettes d’avion destinées à ceux voulant piquer un somme, sa musique tamisée ainsi que ses poufs et canapés ultra confortables) où je retrouve Aninh et Steve (qui dort du sommeil du juste sur le canapé) Je discute donc tranquillement avec Aninh de l’entretien, Steve se réveille et on décide de dejeuner avec Thomas sur la terrasse du Ceram sous les parasols (eh oui le jeudi 18 juin il faisait 31° à Nice !) en compagnie des chats de l’école qui mangent tout ce qu’il y a dans votre assiette si vous leur passez vos restes (y compris la salade Oo)
L’heure de l’anglais sonne assez vite, et me voilà face à un extrait de presse traitant des virus infectant votre ordinateur via Facebook : j’ai 20 minutes pour préparer compte rendu et commentaire, exactement comme dans nos colles de l’année. Je suis assez mitigée en sortant de l’épreuve : j’ai compris le texte et l’ai commenté, mais je n’ai pas trouvé mon anglais très fluide et j’ai failli perdre tous mes moyens quand l’examinateur m’a interrompue brutalement dans mon compte rendu pour savoir si je connaissais la signification d’un des termes du texte (info : en anglais « college » désigne un parcours universitaire court spécifique au système anglo saxon, non pas notre « collège » tel qu’on l’entend chez nous ^^) J’ai encore du mal à gérer le stress alors qu’il me reste une dizaine d’écoles à faire, j’ai intérêt à me détendre.
Je suis assez vite appelée pour l’allemand, quitte Steve et Aninh qui vont s’envoler vers les 16h vers Toulouse et entre en salle de préparation.
Détail amusant : il est assez drôle pour le admisseurs de voir à quel point les admissibles perdent de l’énergie au fil des entretiens : on était tous très frais pour l’entretien du matin, un peu moins alertes pour l’anglais et pour l’allemand on a tous eu l’impression que l’admisseuse essayait de nous semer en marchant le plus vite possible… :D
Bref me voilà face à mon texte… sur la maire d’une ville d’Afrique du Sud qui cherche à lutter contre la corruption et voit sans cesse sa vie menacée par ses opposants. Ok, je comprend le texte, mais grosse angoisse pour le commentaire : je peux essayer (je dis bien essayer) de parler de l’Afrique du Sud en francais mais en allemand….
C’est donc un peu tendue que je me rend à la salle d’examen, d’autant plus que l’admisseuse m’apprend que le prof qui évalue parle super vite. Genial…
Cependant, agréable surprise : le prof parle assez vite, mais accepte tout à fait mon rythme de discours plus posé (non, non, pas hésitant, je proteste) et m’aide pour le commentaire en évoquant le fait que l’Afrique du Sud accueille la Coupe du monde 2010. Je rebondis sur les JO de Pekin, et déplore avec lui que des pays non respectueux des droits de l’homme puissent organiser de grandes manifestations internationales. L’échange se fait donc de manière assez spontanée et agréable et me voilà déjà à la fin de mes premiers oraux !
Je profite donc de l’école en attendant la navette, utilise l’accès internet, visite la salle de jeux, récupère un tee shirt pour ma sœur (qui veut que je lui en rapporte un de chaque école…) et me voilà repartie en direction de l’aéroport où je retrouve mon père et l’avion, destination : Paris.
Moralités :
- Essayez de vous organiser avec l’école pour votre arrivée et votre hébergement, cela simplifie considérablement tous les problèmes logistiques et vous permettra de découvrir l’équipe d’accueil différemment, ce que j’ai regretté de ne pas avoir pu faire ( en plus le resto pour la soirée d’accueil du Ceram est sur la plage, pour toute info supplémentaire, contactez Galan, Steve ou Aninh)
- Ne vous fiez pas qu’aux classements vis-à-vis des écoles !! Allez y ! Je ne cache pas que je partais avec un assez mauvais à priori sur le Ceram, mais j’ai vraiment été séduite par l’ambiance générale même si je n’ai pas pu la décrire comme je l’aurai voulu dans cet article) et par la motivation des élèves mêmes pour t’aider dans ton séjour. Croyez moi avant toute chose, allez dans l’école !
Le Ceram se conclut donc ici. Prochaine destination : l’ESC Toulouse !