Archive pour Anouck

Je suis tombé pour elle…

je n’ai d’yeux que pour elle … (Pascal Obispo)

Le train roule, les podcasts résonnent dans mes oreilles et je lis distraitement ma plaquette, cette fois celle de Grenoble où j’arrive en début de soirée. La gare est tapissée d’affiches pour l’école, il y a même des pannonceaux pour nous indiquer le chemin vers le hall d’accueil de la gare et le stand des admisseurs de l’école. On pose nos valises et on traverse la rue pour rejoindre tous les autres admissibles installés au bar en face de la gare pour le pot de bienvenue. J’y croise Pierre, qui lui repars et fais ainsi connaissance avec de toutes nouvelles têtes, plus unes ou deux que j’ai déjà croisées dans d’autres écoles (très angoissant d’ailleurs, parce qu’elles se souviennent très bien de mon prénom alors que je ne me rappelle même pas de les avoir vues !) Vient ensuite le moment du resto, où je découvre le principe de base à Grenoble : là bas les carafes d’eau n’existe pas, on boit au minimum du rosé ! Je ne me plains pas et m’initie peu à peu aux chants d’admissibles (« Toc toc toc » « Et qui est là ? » « C’est Mozart ! » « Mozart ? Quel drôle de nom ! Et pourquoi pas libellule ou papillon ? »  « Non non non ! C’est Mozart parce que… Mozaaaaaarmes citoyens, formez vos bataillons…. ») et profite ainsi d’une ambiance plus qu’endiablée qui se prolonge jusque vers 22h30. Je récupère alors mes valises et tente alors désespérément de dénicher mon hôtel qui est dissimulé dans de petites ruelles un peu à l’écart escortés par trois ou quatre admisseurs croisés sur la route alors qu’ils partaient en soirée et qui n’ont pas hésités à annuler pour pouvoir m’aider à retrouver ma route. Je finis donc par retrouver le chemin de ma chambre et passe une nuit calme mais courte étant donné que je dois être sur place autour de 7h.

J’arrive donc le matin à l’ESC, à deux pas de l’entrée de la gare et reste bouche bée devant la taille et la beauté du bâtiment, très moderne, tout en bois et en métal. Direction la cafét  pour le petit déjeuner, puis l’amphi pour un discours rapide et clair du directeur suivi du film des admisseurs et une série de sketch très réussis autour du thème de cette année qui n’est autre que l’aventurie ,alias Indianna Jones, magnifiquement incarné par un des membres du BDE. Je passe donc un super agréable moment, meuble un peu le temps d’attente pour mon premier oral de langue en choisissant l’association à qui va être versé l’argent ayant du normalement être employés à l’achat de nos cadeaux de bienvenue, puis est rapidement appelée pour préparer l’anglais. Mon texte traite de la crise et de ses répercussions sur le moral des citoyens, sujet où je ne suis pas toujours trop à l’aise mais je réussis quand même à m’en sortir et finit par entamer un agréable dialogue avec l’examinateur. Je ressors donc assez contente et embarque cette fois pour préparer l’oral d’allemand à partir d’un texte traitant des problèmes de plagiat sur Internet par les étudiants lors de leurs devoirs. Je comprends le texte, j’ai des idées et des trucs à dire, mais l’entretien demeure catastrophique, je bafouille, les mots comme « tragen », « dürfen » m’échappent, le regard apitoyé d’examinatrice ne m’échappe pas, bref c’est une catastrophe.  Espérons que l’anglais rattrape, vu que les coefficients sont les mêmes mais c’est un peu décue que j’attend d’être appelée pour l’entretien. Quand l’heure vient, quatre sujets s’offrent à moi :

-          Une citation : « Certains sentent venir la pluie, d’autres se contentent d’être mouillés »

-          Une carte de géopolitique : « L’impossible remboursement »

-          Un sujet sur l’Europe (il me semble)

Je choisis donc la citation et planche dessus pendant vingt minutes avant d’être conduite à mon jury : une femme, professeur à l’ESC et présidente du jury (et qui ne peut donc être interviewée), un ancien élève de l’école et directeur de recherche à l’IEP de Grenoble et enfin une prof d’anglais avec un accent très marqué (je décide en l’entendant se présenter que je vais plutôt  interviewer le gars, vu que je galère pour comprendre ce qu’elle me dit) Je me présente rapidement, vu qu’ils ont déjà mon CV sous les yeux,  suis poliment priée de commencer mon interview et là… BONHEUR ! Le gars est passionné d’armes médiévales et organisent des foires et fêtes autour de ce thème, alors que j’ai mentionné ma passion pour Aliénor d’Aquitaine dans mon CV ! On discute là-dessus, le gars tente plusieurs questions pièges histoire de voir si je suis aussi fan que je le prétends, et je m’en tire sans problème. Leurs sourires se font francs et la discussion s’enchaine : est ce que je m’identifie à un tel personnage, peut on considérer cette reine comme féministe, bref un terrain où je me sens plutôt à l’aise. On parle avenir, autres passions et les minutes passent sans qu’on s’en rende compte.

C’est donc plutôt heureuse que je sors de la salle, et tombe directement sur Nicolas Fouilleret, qui a vu mon nom sur les listes et m’offre une petite visite de la ville, avec ses rues piétonnes, son petit tram tout neufs, ses œufs qui offrent une vue panoramique sur la ville et nous repartons à nouveau au petit bar qui regroupe tous les admissibles. Pour une fois que je reste sur place après avoir passé mes entretiens, je peux enfin profiter à fond de la soirée avec les admisseurs, qui se prolonge après le restau dans un énième bar puis dans l’appart d’un des admisseurs. Je rejoins mon hôtel vers les 3h du matin et repars vers Paris en fin de matinée, des images pleins la tête.

Mince…. C’est ca le coup de foudre ?

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My dream is…

to fly over the rainbow so high (Yves Larock)

Dimanche 21 juin, en fin d’après midi, nouveau départ depuis la gare Massy Palaiseau, cette fois en direction de Lille, où pour une fois j’arriverai assez tôt pour pouvoir profiter de la soirée entre admissibles et admisseurs. Je m’installe donc à ma place et commence comme d’habitude à regarder mes plaquettes d’école et mes journaux rejoint quelques gares plus tard par une fille de mon âge qui s’installe à côté et qui sort de son sac ses plaquettes de l’ESC Lille et de l’EDHEC. Pas besoin de connaitre le but de son voyage, je crois… :D

C’est donc après une petite heure et demie de trajet que le train entre en gare de Lille Flandre, où pour une fois je repère sans trop de difficulté mon admisseur récupérateur, qui n’est autre que Julien Peschard accompagné d’Hélène (j’ai perdu le nom de famille !) et de notre chauffeur (le pauvre, systématiquement j’oublie son nom et son prénom !)

Nous voilà donc partis en compagnie de deux autres admissibles eux venus de Lyon dans la navette où on nous demande si nous nous sentons près à battre le record du plus long squattage à l’EDHEC (83 h, soit environ 4 jours !) détenu par un admissible qui visiblement à eu le coup de foudre pour Lille. Le trajet d’environ un quart d’heure, nous fait enfin découvrir l’EDHEC, du moins uniquement le foyer pour l’instant : nous sommes dimanche et le reste du bâtiment est fermé jusqu’à demain.

On s’inscrit, on recoit nos clés de chambres ainsi que des plaquettes EDHEC spécialement pensées pour les prépas (elles sont déjà fichées :D) et on découvre ainsi le foyer, avec distributeurs gratuits spécialement pour l’occasion, tables de ping pong, jeux de Guitar Heroe et de PES ainsi qu’accès Internet, bref un coin fort sympathique, en attendant que tous les admissibles attendus pour le diner nous rejoignent.

Après quoi départ à nouveau vers le vieux Lille où commence à s’organiser la fête de la musique, direction « Flam’s », restaurant de flammenkueches à volonté où nous faisons progressivement connaissance avec une partie de l’équipe d’accueil (Estelle et Marie Camille , petite pensée pour vous) qui nous explique le fonctionnement de certaines assoc’ spécifiques à l’EDHEC, nous conseille quant à notre questionnaire à remplir (EVITEZ de dire que vous auriez souhaité assister à la chute du mur de Berlin, apparemment les jurys y ont droit depuis qu’il n’existe plus !), et avec qui nous passons une excellente soirée. Après quoi retour en navette pour l’école, nous permettant ainsi d’apercevoir la ville illuminée et en pleine fête de la musique (mais POURQUOI je passe demain et suis donc obligée de me coucher tôt ??) Nous récupérons nos bagages et partons ensuite vers la résidence universitaire située dans la rue en parallèle et le charmant admisseur qui nous montre le chemin me prend d’autorité ma valise des mains pour monter les escaliers (c’est sympa d’être UNE bizuth… surtout quand votre chambre est au quatrième étage !! :D) Je m’installe donc dans ma chambrette, percoit les bribes de chansons de la fête de la musique, mais me résigne néanmoins à une ultime relecture de mes fiches. Par chance, en ayant choisi l’après midi  comme créneau de passage, je ne suis convoquée qu’à 11h et ma nuit est donc un peu plus longue que celles dans les autres écoles. Je suis néanmoins prête un peu plus tôt le lendemain, et en profite donc pour me rendre à l’école en avance histoire de profiter un peu de l’ambiance avant d’attaquer les entretiens.

J’ai donc ainsi droit à une visite détaillée d’un des villages des assoc ‘ de l’école par Julien Peschard qui m’explique notamment le fonctionnement de certaines, comme « Ed my cible », crée par des élèves venus de Vilgénis, et consacrée à l’accueil des admissibles de chaque année. Je rencontre également le président et le trésorier de l’AJE (assoc’ qui se consacre à la promotion de grandes entreprises) ainsi que de nombreux membres du Chti (qui se consacrent à la réalisation chaque année d’un guide gratuit et complet de la ville) Le temps passe donc assez vite, et me voilà de retour à l’accueil de l’école où je remet mon questionnaire et où je retrouve Marine Ruols. On discute tranquillement en compagnie de Julien puis nous voilà conduits dans l’amphi où le directeur de la scolarité nous fait un bref discours (un bon point pour toutes les écoles que j’ai pu faire jusque là : elles ont toutes optés pour des discours assez courts mais qui du coup retiennent bien plus l’intention) , réussit à placer durant sa présentation le mot « ostréiculteur » (défi du jour lancé par ses étudiants) et conclut en nous re-félicitant  pour nos admissiblités et en nous souhaitant bonne chance. Très sympa donc, puis nous partons dans une petite salle où croissants et boissons sont mis à notre disposition en attendant nos convoc’ qui arrivent assez vite. J’attaque l’entretien à 13h50, l’anglais à 15h30 et enfin l’allemand à 16h50 : cool cela veut dire que je peux avancer mon billet de train d’une heure et m’éviter de me pointer à Gare du nord à plus de 21h ! Il est alors environ midi et nous descendons déjeuner au foyer, assister à la diffusion de films sur l’école ainsi que la choré de cette année (pas mal, pas mal ! =D), je gagne une paire de super chaussures après tirage au sort (héhé), le tout jusqu’à 13h50, heure de début des épreuves.

Je pars donc, guidée, vers la salle Bonduelle (eh ouais, l’EDHEC a de vrais sponsors) où on me fait entrer assez rapidement. Mon jury, deux hommes et une femme ; se présentent et me prie de bien vouloir me présenter. J’optempère, parle quelques minutes puis ils enchainent en me priant assez froidement de détailler un peu de mon travail chez Celio. Pour être honnête, le climat est tout sauf agréable : un des deux n’ouvre pas la bouche de l’entretien tandis que le type au centre et la femme cherchent la petite bête. Mes relatives prises de responsabilité sont jugées d’ordre « domestique », je leur cloue le bec quelques secondes en répliquant que j’ai quand même pris la responsabilité de lâcher l’ESSEC pour pouvoir aller à l’EDHEC. Néanmoins tout l’entretien a lieu sur un ton désagréble : je manque d’ambition et « choisis la facilité » en n’ayant pour l’instant comme projet d’avenir que d’être capable de concilier vie professionnelle et privée, ce à quoi je rétorque que je suis heureuse pour lui qu’il ait pu y parvenir si facilement mais que ce n’est pas toujours si simple. Je réussis donc à me contenir et à ne pas paraitre trop défensive et agressive. Eux, par contre, n’ont pas ces scrupules : « Imaginez, vous avez une vie de famille épanouie et on vous propose un avancement à votre travail qui implique que vous allez passer moins de temps avec vos proches, que faites vous ? » (tiens c’est drôle, finalement ce n’est plus aussi simple de concilier ces deux aspects de la vie !) Je réponds que tout dépendra du contexte. « Ben vous avez un mari ou un compagnon, deux ou trois enfants, ca vous suffit pas comme contexte ?? » Charmant…  J’explique que non, que cela dépendra de l’âge de mes enfants, si éventuellement ils peuvent être un peu plus autonomes et aussi si mon conjoint peut éventuellement compenser mon absence et j’insiste sur le fait qu’avant tout je chercherai à en discuter sérieusement avec les deux partis. Rien n’y fait, vraiment ceux là mordent. « C’est quoi votre page d’accueil Internet ? » ( ?) « Et pourquoi Orange ? D’accord, c’est l’ordinateur de vos parents, mais pourquoi ne pas en changer ? » (parce qu’ils en ont besoin pour l’accès direct à leurs mails, andouille !). « Et si vous aviez votre ordi, quelle serait votre page d’accueil ? » Pfff…. Ils me demandent ce qui m’a frappé dans l’actualité récente, je parle du vote en Iran, « Et la crise économique, c’est pas plus grave ? » Je réponds que lorsque le droit de vote et les droits fondamentaux sont ainsi remis en cause, ca me parait quand même plus important (et pan !)

Enfin, bref, je sors de cet entretien très découragée, et décide d’aller un peu au bar à oxygène pour penser à autre chose. Les admisseurs que j’y retrouve font de leur mieux pour me remonter le moral et Estelle m’emmène d’autorité voir les jeunes ostéopathes venus pour l’occasion afin de profiter d’un petit massage de relaxation qui j’avoue fait du bien.

Je repars ensuite pour l’entretien d’anglais qui lui a lieu dans une atmosphère très différente : je tombe sur un texte sur les régimes, et axe mon commentaire sur des références comme Bridget Jones (une chance : on est toutes les deux fans des bouquins) puis elle me demande de me parler un peu de moi : on parle baby sittings, elle me confie qu’elle aurait adoré pouvoir de temps en temps « refiler ses quatre fils à quelqu’un histoire de récupérer », on rit beaucoup et on en oublie le temps qui passe. Je ressors donc un peu consolée, profite de mon heure de battement pour changer mon billet sur Internet et repars pour l’allemand. Je planche 20 minutes sur mon texte consacré à la manière dont la haute couture est touchée par la crise et j’entends distinctement le candidat qui passe avant parler un allemand sans défaut. Ca part bien… Je passe à mon tour, par chance, le prof n’a pas l’air de me saquer pour autant, on discute un peu, je lui parle un peu de moi et le tout passe plu rapidement que je n’aurai cru. Il est 17h40, ma navette part à 18h et je suis à l’autre bout des bâtiments : c’est donc une peu la course pour rendre ma feuille de convocation signée par les différents jurys, courir jusqu’au vestiaire pour me changer en quatrième vitesse et redescendre au foyer faire mes adieux à Julien et à Romain Traska. Je récupère mon kit d’admissible (j’ai un mug EDHEC !) puis départ vers Lille Europe où je récupère mon nouveau billet, retrouve un de mes deux potes lyonnais dont le train part juste après le mien et rencontre un contrôleur chtimi adorable (« Ch’ peux vous aider ma petite dame ? Vous allez à Paris ? Ch’ est  l’quai là bo. Là où ya tout l’monde, quoi ! ») Départ de mon train et arrivée en une heure à peine à Paris. Ca serait quand même bien, d’aller à Lille…

Bref un bilan un peu mitigé pour l’instant et je regrette un peu d’être tombée dur une série d’admissibles (à l’exception de mes deux lyonnais) qui n’ont pas cessé de rabâcher qu’ils étaient admissibles aux parisiennes et ont fait comprendre à tout le monde qu’ils étaient venus là pour s’entraîner, rendant ainsi l’ambiance un peu moins festive. Mais qu’ils y aillent et qu’ils me laissent l’EDHEC ! (en tout cas, mon cahier de vocabulaire anglais a adoré le coin puisqu’il a choisi de me laisser rentrer sans lui sur Paris et de faire sa vie à Lille… )

A bientôt à Grenoble !

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One, two, three o’clock, four o’clock, rock,

Five, six, seven o’clock, eight o’clock, rock,
Nine, ten, eleven o’clock, twelve o’clock, rock,
We’re gonna rock around the clock tonight. (Buddy Holly)

Une valise fraichement refaite et mon sac à la main, je composte mon billet pour Toulouse à Massy Pal, et embarque pour 5h de train (j’aime pas l’avion, l’ais je déjà dit ?^^) que je meuble avec la lecture de la plaquette de l’école, mon journal, mes podcasts (soyons honnêtes, j’ai vite remis ma musique ^^) et des moments de somnolence pour enfin arriver vers 20h et des poussières à Toulouse Matabiau où je tourne quelques minutes en cherchant en vain des gens de l’ESC. Soudain mon téléphone sonne, la chauffeur me cherche aussi et me fixe un point de rencontre où je la rejoint effectivement. En compagnie d’une autre admissible on arrive à la voiture où elle me demande, un peu étonnée : « T’as pas de valise ? » Ah oui, j’étais tellement contente de les avoir retrouvées que j’en ai laissé ma valise au point de rencontre… Ce détail rectifié, départ pour l’ESC où l’on pointe, paye d’avance nos chambres et récupère nos clés pour la résidence qui est réellement à deux pas. Etant arrivée tard, je ne peux pas participer au restau d’accueil (j’avais été prévenue quand j’ai appelé quelques jours auparavant pour donner mon jour et mes heures d’arrivée) : je ne verrai donc  Sarah (qui est arrivée un peu tôt dans la journée) et Steve (qui a passé ses oraux la veille et a prolongé son séjour) que demain !

Je découvre donc ma chambre, un duplex avec mezzanine comprenant cuisine, frigo et salle de bain (pas mal !), déballe mon barda et me prépare à une nuit tranquille histoire d’être présente demain à… 7h.

Après le branle bas habituel du lavage, maquillage et habillage, me voici le lendemain dan la cafétaria  le lendemain avec tous les admissibles parmi lesquels je retrouve Sarah. Ambiance un peu tendue par le stress, tout le monde semble impeccable dans nos tenues d’oraux, je suis en train de faire rire les admissibles que je viens de rencontrer en racontant qu’au ceram j’ai rencontré des amis de ma prepa « fatigués » de leurs oraux quand résonne un cri (hurlement) : « ANOOOOOOUUUUCK ! »

Toutes les têtes se tournent et surgit dans la cafétaria Steve, vêtu d’un sweat et d’un bermuda, vraiment… très fatigué ^^ C’est donc après ces retrouvailles bruyantes (si peu, si peu…) que nous sommes appelés pour la présentation en amphi de l’école, ainsi que le discours du directeur. Celui-ci plaisante avec ses élèves, avec nous, fait un discours assez modeste (ca fait du bien aussi de temps en temps de ne pas toujours entendre des longs discours à la gloire des écoles et de l’argent qu’on va gagner !), bref est charmant. Les admisseurs diffusent ensuite des vidéos sur les assoc’, sur l’école, organisent une série de sketch, et… je deviens connue comme le loup blanc dans toute l’école (mais je ne pourrai vous dire pourquoi qu’après les oraux, je vous expliquerai tout…)

Sur ce, premier appel : mon entretien va commencer (à Toulouse, les oraux ont lieu sur une demie journée et on est appelé au fur et à mesure sans convoc’) : en compagnie d’autres admissibles, je me rends au premier étage où on me remet la feuille que je dois faire signer par les jurys au fil des entretiens, puis me rend en salle de tirage.

A Toulouse, l’entretien se base également sur le tirage au sort de deux sujets d’actualité ou sociétaux et la réalisation d’un exposé de 5 minutes également à partir de l’un deux. Je pointe donc, attrappe mes papiers :

-          Boire ou conduire, il faut choisir

-          La semaine du développement durable

Je choisis donc le premier des deux (ne souriez pas ironiquement, s’il vous plait !) suit la jeune admisseuse en tee shirt rouge et blanc vers  la salle de composition où je planche vingt minutes avant d’être à nouveau appelée.

J’attends donc devant la salle de mon jury qui ne tarde pas à me faire entrer : deux hommes et une femme, qui m’invitent à m’asseoir, me mettent un verre d’eau à portée de main et précisent qu’ils ne sont pas là pour me piéger, mais bien pour mieux me connaitre.

J’attaque donc mon entretien de 45 minutes par mon bref exposé, que je développe rapidement et conclut pile dans les temps. L’homme au centre me propose alors une situation : j’ai des enfants (des garçons, précise-t-il) et la femme me demande très poliment comment je réagirai si l’un d’eux rentrait ivre un jour. Je ravale la réponse la plus sensée selon moi (autrement dit éviter d’avoir des enfants) et répond que je le laisserai récupérer avant d’essayer d’en parler avec lui, histoire de savoir si cela arrive fréquemment ou bien si c’est juste un « accident ». J’insiste sur le fait de ne pas faire l’autruche mais plutôt d’instaurer un dialogue.

« Et que feriez vous si il fumait du cannabis ? » (mon très hypothétique fils accumule décidemment les vices !) Ma réponse est proche : je ne chercherai pas à interdire, mais plutôt de discuter. « Et avec déjà été ivre mademoiselle ? » (Ouuuuuh !) Non madame, cela ne m’est pas arrivé mais je me suis déjà occupé de personnes ayant trop bu, etc… J’en profite pour évoquer les soirées du BDE, explique qu’une de mes camarades en est la présidente et que j’ai déjà participé à l’organisation de la soirée de première année. La femme a l’air satisfaite, eux aussi et je suis priée de sortir quelques minutes de la salle pour qu’ils discutent de l’exposé (spécificité de l’ESC Toulouse)

5 minutes plus tard ils me font rentrer dans la salle et me demandent par ce que je voudrais qu’ils sachent de moi. J’évoque donc Célio, mes expériences de baby-sitter et la discussion s’engage progressivement sur un ton vraiment agréable. Ils me demandent ce qui m’intéresse à Toulouse, j’évoque les 50 heures consacrées à la collectivité qui sont au programme,  puis : « Puis je vous poser une question aussi sotte que grenue, Mademoiselle ? »  « Mais faites, je vous en prie » « Si nous étions des animaux… » (aie aie aie) « … que serions nous ? »

Ils rient face à mon visage catastrophé, tandis que je cherche désespérément comment sortir de ce mauvais (dans ces moments là ca ne loupe pas, seuls deux ou trois noms d’animaux vous viennent, et pas forcément les plus adaptés…) Je n’ai pas le choix, et me lance donc en me tournant vers l’autre homme qui pour l’instant ne m’a pas encore posé une question : « Je suis désolée Monsieur, mais vous me faites penser à un lémurien » Il éclate de rire, me demande pourquoi, je lui explique que depuis le début de l’entretien il ne m’a encore pas posé une question, mais s’est contenté de me fixer. « Je pense que vous m’analysez, Monsieur » « Vous pensez que les lémuriens ont une grande capacité d’analyse ? » « Eh bien, disons qu’ils ont vraiment un regard scrutateur…. » L’ambiance est très détendue et continue à l’être tandis que je compare l’homme au centre à un zèbre (heureusement qu’il porte une chemise blanche et noire, car je ne voie pas du tout à quoi le comparer…) et je conclue en comparant la femme à un chimpanzé, à cause de sa gestuelle. Elle rit aussi, et me demande la faveur d’être au moins un chimpanzé femelle, chose que je lui accorde. La discussion tourne enfin autour de la créativité, le lémurien me demande si c’est moi qui est confectionné mes boucles d’oreille et le zèbre me demande ce que j’ai pensé de l’entretien. Je répond que je l’ai trouvé agréable, que j’ai été honnête et que j’ai apprécié d’être face à des jurys qui savaient sourire. « Mais les pires carnassiers ne sont ils les plus souriants, Mademoiselle ? » Peut être bien, Monsieur, mais ca passe mieux !

Je les salue donc et sort assez contente : qu’ils me saquent ou pas, cet entretien est celui où j’ai été la plus naturelle et la plus franche en deux ans de  prépa, cela fait du bien ! Je me rend donc au bureau d’accueil auprès duquel je dois donner ma fiche après chaque entretien en attendant le suivant. Je tends ma feuille, la secrétaire l’attrape… et je suis appelée au micro en salle de tirage pour l’anglais. Souriante, elle me rend ma feuille et une admisseuse surgit et me dirige vers la salle en question où le sujet m’est remis. Je pars donc composer 20 minutes sur la politique d’Obama au sujet de la prison de Guantanamo, puis passe un entretien très agréable avec l’examinateur. J’en sors encore souriante pour retourner au bureau et rebelote : à peine ais je donné ma feuille que je suis appelée pour l’allemand. Je sors assez contente de cet entretien également qui a tourné autour de l’abstention allemande aux élections européennes et la victoire des partis écologistes : c’était moins fluide qu’en anglais, l’examinatrice était un peu ouverte, mais j’ai l’impression de ne pas avoir fait quelque chose d’épouvantable.

Tout s’est donc bien enchainé et à 11h40, me voilà libre de profiter de l’école ! Je retrouve Sarah, on part déjeuner à la cafét avec des admisseurs et des admissibles, avant de faire un petit tour de l’école et d’aller réveiller Steve qui dort aussi dans une chambre universitaire. Malheureusement, mon train part assez tôt en fin d’après midi et je quitte l’ESC Toulouse en avance pour aller voir des membres de ma famille toulousain avant de repartir sur Massy, fin prête pour de futures bandas avec mon tee shirt de l’école et mon foulard rouge.

Moralité :

-          si vous pouvez n’hésitez pas à prendre l’option « residence universitaire » pour votre logement : vous aurez une chambre à vous avec salle de bain individuelle et la certitude de bien vous reposer (c’est pas toujours sûr chez l’étudiant) le tout pour environ 15€

-          si possible essayez d’arriver assez tôt en début de soirée, vers 19h grand maximum, pour faire la sortie au restaurant avec les gens de l’école qui permet vraiment de voir l’ambiance qui y règne. Je n’ai pas pu le faire et suis repartie un peu trop tôt pour pouvoir tout voir, y compris la ville et c’est vraiment dommage !

Prochaine étape : l’EDHEC !

PS une mention spéciale pour l’organisation des oraux à Toulouse où vraiment il n’y a rien à redire et également pour le peu d’ambiance que j’ai pu voir, mais qui était pour le moins festive !

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Always…

the sun (the Stranglers)

 

Attention départ ! Mon avion décolle à 19h et des poussières,  il est 18 h et quelques, je viens de rentrer chez moi après m’être baladée avec Bouch’ jusqu’à chez David, et je dois encore :

- blinder mon Ipod de podcasts (si si)

- piquer sur Internet quelques formules préconcues du genre ” Der vorliegende Text stammt aus…”, “Ein Teufelkreis in Bewegung setzen…” (ca ne m’a encore pas servi, mais on sait jamais)

-vérifier une ultime fois ma valise…

sachant que mon pôpa arrive dans dix minutes pour partir avec moi à Nice (je me demande encore si il a fait pour me rassurer ou pour se rassurer ^^).

Enjoy !

Néanmoins j’y parviens, efface tous les téléchargements que faisait alors ma soeur dans la précipitation (Fanny si tu me lis, encore désolée), attrape ma valise, part en énième prise de bec avec mes parents sur la manière dont j’ai fait mon sac, monte dans la voiture, regarde l’intérieur de mon sac (si, il est possible que la convoc et les papiers décident de fuguer, vérifions, vérifions) et c’est parti !

Enregistrement, embarquement, petits messages avec Mme Cornet (merci Madame) et décollage. Bon l’avion je suis pas fan, mais  en une heure nous voilà rendus ! Sortie de l’aéroport (bon sang, à presque dix heures il fait la même température que cet après midi à paris !!), taxi direction Nice, pizzeria et direction hôtel (très mauvais plan d’ailleurs : l’aéroport et l’école ne sont pas sur Nice mais plus sur Antibes… mais bon les papas angoissés le resteront toujours, le mien refuse de croire que lorsque les gens de l’école proposent de venir te chercher et te loger c’est pas un plan entre vagues connaissances mais bien un truc organisé !)

On commande le taxi pour le lendemain (6h30 ! Et oui je suis convoquée à 7H30, pour la journée complète) et c’est parti pour une très courte nuit : il fait chaud et on pense, on pense, on pense…. Bref vers 5h30 me voilà debout, direction douches, lavage de cheveux, coiffage (ah ! La fameuse angoisse des filles avec leurs cheveux ! Chères bizuths, résignez vous : vous la connaitrez aussi ^^), maquillage, habillage… Je m’assied, nerveuse, devant un petit déjeuner rapide et voilà mon taxi.

J’arrive avec ma valise, donne l’adresse à Sophia Antipolis, tête du chauffeur (“Je sais pas où c’est mais j’ai mon GPS…”) Surprise ! ce dernier bugue !

Spéciale dédicace aux Céramiens : MERCI pour votre guide de l’admissible (qui comprend un plan d’accès clair!) et aux bizuths : à chaque oraux, prenez tous les documents consacrés à l’école, on ne sait jamais !

Enfin, après moult pérégrinations, me voilà devant l’entrée des admissibles. Il est un peu plus de 7h, mais pas mal d’admissibles montent déjà la petite pente vers l’entrée et je suis le mouvement. J’entre, face à moi, plusieurs stands où déjà de nombreux admisseurs s’activent. J’hésite, scrute un peu tout au travers de mes nouvelles lunettes (c’est avéré chers amis, la prépa rend myope !) quand j’entend brusquement un “ANOUCK !!”

C’est Galan, confortablement installé sur un des sièges, qui vient de m’apercevoir ! Je le rejoint, apprend qu’il est là depuis mardi soir avec Steve et Anihn (qui sont encore sous la douche), qu’ils ont passé leurs oraux la veille et qu’ils ont fêtés ca joyeusement avec Thomas Cottin, d’où une certaine… fatigue :p

Il me montre les vestiaires, je retrouve Thomas et nos deux douchés, et me sens complètement à côté de la plaque avec ma tenue en lin avec ceinture, jolie, certes mais qui fait presque bab à côté des tailleurs et costards qui m’entourent, pointe à l’accueil pour récupérer ma convoc (9h40 entretien, 13h30 anglais, 14h50 allemand) et discute donc avec ce petit monde, y compris des admissibles.

Très vite, nous voilà appelés pour l’amphi de présentation, je dis au revoir à Galan qui repart en avion vers 10h, et suis notre admisseuse guide. La réunion est intéressante, sur le thème de l’économie du savoir et pour changer je prends des notes…

On ressort tous et je suis assez vite appelée via micro avec les admissibles convoqués à 9h40, direction la salle de préparation où je tire deux sujets (je dois en choisir un pour faire un exposé de 5 minutes qui lancera l’entretien)

Et je tire :

- “La vie accentue les défauts comme elle accentue les rides. Elle efface aussi les qualités comme les défauts, et noit l’existence dans une mauvaise graisse” (Oh mon dieu !)

- “Le partage des responsabilités”

Je croit que le deuxième sujet s’impose ! Me voilà partie, je choisit de baser cet exposé sur le thème du partage des responsabilités entre hommes et femmes, j’écrit… et les 20 minutes passent.

Deux hommes viennent me chercher, vérifient convoc et pièce d’identité, me serrent la main et m’accompagnent vers la petite salle où je vais leur présenter l’exposé.

A noter : l’entretien commence dès l’instant où ils vous serrent la main, tous ce qu’ils vous disent, y compris dans le couloir, et ce qu’on répond, compte. Dans mon cas, le cas est classique : vous êtes d’où, de massy, ah ! Massy palaiseau !, oui enfin c’est la gare mais en réalité c’est deux villes, etc…

On entre donc, ils se présentent (surtout écoutez ce qu’ils disent en dépit du stress, vous risquerez moins de vous faire piéger par la suite sur votre projet professionel…) et j’attaquent. Je tiens mes 5-10 minutes, conclu, l’un a l’air perplexe, l’autre m’assure avoir été lègérement surpris (mais intéressé, précise t-il) de la manière dont j’ai orienté l’entretien, me demande si on pouvais en parler en le mettant en rapport avec la gouvernance ou l’entreprise, je répond que c’était possible, explique en quoi. Ils ne mordent pas c’est déjà ca. Ils regardent mon mini CV, m’interroge sur Celio, j’arrive à lier ca avec le thème de l’entretien, de même pour mes baby sittings. On évoque la dernière exposition que j’ai vu, je parle de celle d’Andy Warhol, le dialogue est fluide, j’explique que le ceram m’interesse du fait de son programme Myway qui encadre et conseille pour les choix d’orientation, etc… La conclusion : “Désirez vous connaitre quelque chose de plus sur le céram, mademoiselle ?” Je feins de ne pas être sûre qu’il existe des parcours à la carte tous les 6 mois, ils ont l’air contents que je connaisse (merci à Julie Darmon pour son mail de debriefing ^^) et voilà.

Je suis plutôt contente, en discute avec des admissibles, voient la choré du ceram (just do it, do it,do it…), etc…

Je sors donc, soulagée, et me dirige vers la « salle zen » (salle de réunion de l’assoc de mode du ceram reconvertie pour l’occasion avec ses boules à facettes, ses tentures roses au plafond, ses lunettes d’avion destinées à ceux voulant piquer un somme, sa musique tamisée ainsi que ses poufs et canapés ultra confortables) où je retrouve Aninh et Steve (qui dort du sommeil du juste sur le canapé) Je discute donc tranquillement avec Aninh de l’entretien, Steve se réveille et on décide de dejeuner avec Thomas sur la terrasse du Ceram sous les parasols (eh oui le jeudi  18 juin il faisait 31° à Nice !) en compagnie des chats de l’école qui mangent tout ce qu’il y a dans votre assiette si vous leur passez vos restes (y compris la salade Oo)

L’heure de l’anglais sonne assez vite, et me voilà face à un extrait de presse traitant des virus infectant votre ordinateur via Facebook : j’ai 20 minutes pour préparer compte rendu et commentaire, exactement comme dans nos colles de l’année. Je suis assez mitigée en sortant de l’épreuve : j’ai compris le texte et l’ai commenté, mais je n’ai pas trouvé mon anglais très fluide et j’ai failli perdre tous mes moyens quand l’examinateur m’a interrompue brutalement dans mon compte rendu pour savoir si je connaissais la signification d’un des termes du texte (info : en anglais « college » désigne un parcours universitaire court spécifique au système anglo saxon, non pas notre « collège » tel qu’on l’entend chez nous ^^) J’ai encore du mal à gérer le stress alors qu’il me reste une dizaine d’écoles à faire, j’ai intérêt à me détendre.

Je suis assez vite appelée pour l’allemand, quitte Steve et Aninh qui vont s’envoler vers les 16h vers Toulouse et entre en salle de préparation.

Détail amusant : il est assez drôle pour le admisseurs de voir à quel point les admissibles perdent de l’énergie au fil des entretiens : on était tous très frais pour l’entretien du matin, un peu moins alertes pour l’anglais et pour l’allemand on a tous eu l’impression que l’admisseuse essayait de nous semer en marchant le plus vite possible… :D

Bref me voilà face à mon texte… sur la maire d’une ville d’Afrique du Sud qui cherche à lutter contre la corruption et voit sans cesse sa vie menacée par ses opposants. Ok, je comprend le texte, mais grosse angoisse pour le commentaire : je peux essayer (je dis bien essayer) de parler de l’Afrique du Sud en francais mais en allemand….

C’est donc un peu tendue que je me rend à la salle d’examen, d’autant plus que l’admisseuse m’apprend que le prof qui évalue parle super vite. Genial…

Cependant, agréable surprise : le prof parle assez vite, mais accepte tout à fait mon rythme de discours plus posé (non, non, pas hésitant, je proteste) et m’aide pour le commentaire en évoquant le fait que l’Afrique du Sud accueille la Coupe du monde 2010. Je rebondis sur les JO de Pekin, et déplore avec lui que des pays non respectueux des droits de l’homme puissent organiser de grandes manifestations internationales. L’échange se fait donc de manière assez spontanée et agréable et me voilà déjà à la fin de mes premiers oraux !

Je profite donc de l’école en attendant la navette, utilise l’accès internet, visite la salle de jeux, récupère un tee shirt pour ma sœur (qui veut que je lui en rapporte un de chaque école…) et me voilà repartie en direction de l’aéroport où je retrouve mon père et l’avion, destination : Paris.

 

Moralités :

-          Essayez de vous organiser avec l’école pour votre arrivée et votre hébergement, cela simplifie considérablement tous les problèmes logistiques et vous permettra de découvrir l’équipe d’accueil différemment, ce que j’ai regretté de ne pas avoir pu faire ( en plus le resto pour la soirée d’accueil du Ceram est sur la plage, pour toute info supplémentaire, contactez Galan, Steve ou Aninh)

-          Ne vous fiez pas qu’aux classements vis-à-vis des écoles !! Allez y ! Je ne cache pas que je partais avec un assez mauvais à priori sur le Ceram, mais j’ai vraiment été séduite par l’ambiance générale même si je n’ai pas pu la décrire comme je l’aurai voulu dans cet article) et par la motivation des élèves mêmes pour t’aider dans ton séjour. Croyez moi avant toute chose, allez dans l’école !

Le Ceram se conclut donc ici. Prochaine destination : l’ESC Toulouse !

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