Je veux quitter le monde des fous pour de bon…

…Moi je préfère m’embarquer sur le vol pour Zaïn ! (Pierre paul Jack, “Qu’est ce que tu fais là?”)

17juin. Ce serait vous mentir que de vous dire que le réveil à 7h du mat’ n’a pas fait très très mal ce jour là… Après quelques péripéties dans le RER (Non je ne ralerais pas contre les agents de la SNCF; même si sur le coup ça m’a fait chier d’attendre 2h mon RER pour rejoindre mon lit bien aimé, j’ai des principes…), quelques heures de sommeil, une bonne douche et un café brûlant, me revoici sur la route pour de nouvelles aventures…Direction Tours! Bien entendu, vu le monde sur la route en cette journée de grève des transports, je loupe mon train de 9h, réussis à en choper un autre à 10h, qui, finalement, aura un peu plus d’une heure de retard… Bref, dans la joie et la bonne humeur, c’est avec deux heures de retard que j’arrive à bon port. Une personne du BDE devrait m’attendre à la gare. J’ai pris le soin d’arriver la tête vide après ma première expérience à Nancy et je n’ai donc aujourd’hui aucun apprioris ni sur cette ville, ni sur son école, j’attends de voir l’accueil qui m’y sera réservé ! Effectivement, deux beaux jeunes hommes au tee shirt bleu m’attendent devant la gare, m’aident à porter mes valises et me conduisent jusqu’à l’école. J’apprendrai plus tard que l’un d’entre eux est “Mister ESCEM” (le plus beau garcon de l’école quoi…), et que je dors chez lui ce soir (que demander de plus?). Il est 12h30 quand nous franchissons la porte de l’accueil BDE. Quelques personnes m’adressent un sourire et une jeune fille me demande de régler pour la nuit chez l’étudiant et le repas du soir…(“OK, pas de problème, moi c’est Julie, et toi?”). J’obéis sagement puis, écoutant attentivement les gargouillements de mon estomac, demande si quelque chose est prévu pour ce midi : “Euh…je sais pas…vu que les oraux commencent que demain et qu’il n’y'en a pas aujourd’hui, jcrois que la cafet’ vous offre pas le repas…Enfin j’en sais rien…je vais demander, jviendrai te dire…”. Je me dirige vers la terasse où je retrouve mon très cher carré de Vilgé dénommé Antoine (si si vous savez c’est celui qui partage ma passion pour PLus Belle La Vie) et nous discutons de son “stage fantôme” qui à l’air ultra enrichissant (il faut voir une pointe d’ironie dans ce propos!). Une demi heure plus tard, mon ventre n’en pouvant plus et n’ayant aucune nouvelle d’un éventuel repas sur le campus, je supplie Antoine de m’emmener au MacDo le plus proche, et, comme l’exige son statut privilégié de “MON CARRE”, il accepte volontiers! Il me parle de ses projets et de ses expériences au sein de la Junior Entreprise, me donne de multiples conseils pour mes oraux et me souligne qu’il est présent si j’ai besoin de quoi que ce soit. Il me redépose ensuite à l’école puis retourne “travailler”… Visite de la ville à vélo avec deux admisseurs et quelques admissibles; je m’apercois que l’un des admisseurs ne connais pas la ville dans laquelle il vit depuis un an et est complètement paumé. On s’arrête boire un verre dans un bar. Sur les conseils d’une admisseuse, j’ai laissé mon sac à l’école et n’ai donc pas d’argent sur moi. Pas de propositions, on me regarde avec des yeux tout ronds. Bien qu’assoifée, je ne bois finalement rien. La ville est jolie mais les vélos nous interdisent d’y entrer en profondeur, de pénétrer dans la cathédrale ou dans les rues à pavés. 16h. Coup de fil à Cécilia, qui doit me rejoindre à 17h30, vivement qu’elle arrive, je n’arrête pas de regarder ma montre. A l’école, impossible de parler à un admisseur plus de 5 minutes sans qu’il ne s’interesse tout à coup à autre chose de plus interessant. Je réussis tout de même à engager une petite conversation : “C’est ton premier oral? Nan c’est mon deuxième, je viens tout juste de Nancy! Ah! Et c’était bien? Super! Moi j’avais pas aimé Nancy, c’était nul, en plus on grimpe beaucoup plus vite dans les classements et puis ils ont été virés du trophé écricome parce qu’ils ont foutu le bordel…” OK, discussion super enrichissante, cette fois-ci, c’est moi qui cherche à l’abréger…J’apprends que l’accueil des admissibles n’est pas assuré par le BDE mais constitue un “stage” pour les admisseurs, qui se verront allégés de 450euros sur leurs frais de scolarité l’année suivante. 17H20. Je vais voir à l’accueil si une équipe est partie chercher Cécilia mais je ne vois son nom sur aucune des papiers. Je le signale à la jeune fille qui s’occupe des navettes et je me fais gentillement envoyé boulé “bah elle a pas appelé ta copine, on peut pas le deviner qu’elle arrive! Si si, elle m’a dit qu’elle avait appelé. Bah non elle a pas appelé! Bon, bref, ça change rien, il faudrait que quelqu’un aille la chercher s’il vous plait! Résultat des courses, Cécilia est arrivée sur les coups de 18h30 à l’école, après plus de 3/4 d’heures d’attente à la gare. Super! Après un repas sans plus d’animation, on décolle vers 22H pour la ville. Il faut déposer les valises chez l’étudiant auparavant, et, au train où vont les choses, on est pas couché avant 2h du mat’. Nous décidons donc de rester à l’appart’ pour dormir, tant pis pour la sortie, on la fera le lendemain. Personne pour nous accueillir, on a l’appart’ pour nous toutes seules, soit disant parce qu’on ne veut pas nous déranger (décidément, l’esprit est vraiment différent ici…).

18juin. Réveil tranquille à 9h. Nos ventres crient famine et nous “volons” honteusement quelques tartines au nutella, puisque personne n’est encore présent dans l’appart’ ce matin (Mister ESCEM n’a pas du tout assuré sur ce coup là!). 11H30. On vient nous chercher pour nous mener à l’école. Là-bas, on y rencontre notre très cher camarade Matthieu, puis on se dirige vers la cantine où nous attend un SOMPTUEUX repas (une entrée, un fromage OU un dessert, et trois pates qui se battent en duel dans une grande assiette). No Comment. Un mot sur l’école non pas prononcé par le directeur mais par une parfaite inconnue, qui nous raconte d’ailleurs de bien belles betises concernant les accréditations des différentes grandes écoles de France… (C’est fou cette fâcheuse manie de vouloir à tout prix se comparer à HEC ou a l’ESSEC alors qu’on vient tout juste de rentrer dans le groupe Ecricome). Convocation : Hummmm super j’enchaine Entretien, allemand, anglais d’affilé, sans pose.  15h30. On me fait entrer dans une salle où je prépare un sujet en 30minutes. J’ai le choix entre “le retour” et “les crises sont porteuses d’espoir”(Lesourne). Sans aucune hésitation je me met à gratter sur le deuxième sujet… je vous refais pas mon exposé mais en très très gros la conclusion : “toujours tirer le positif d’une période de crise ou d’un échec…”, ce qui m’a bien évidément permis de susciter la question “Et vous, quel est votre premier échec?” et blablabla… La discussion s’est extraordinairement bien établie, le feeling passait tout seul, les jurys était curieux et de bonne humeur. Il faut dire que j’ai eu de vrais coups de chance du genre “l’association road rock m’interesse particulièrement!” ” Ah oui? c’est moi qui la gère!” Bingo! “Une question à nous poser? Oui, pourquoi avoir vous-même choisi l’escem Tours-poitiers? Et bien écoutez mademoiselle, exactement pour les mêmes raisons que vous!” A la fin de l’entretien, le monsieur m’a demandé si je pouvais discuter avec une journaliste de l’école pour qu’elle écrive un petit article sur mon parcours sur leur site…Donc honnêtement, je pense que j’ai plutôt réussi mon entretien! Mais merde, pourquoi j’ai pas eu ce même sentiment à Nancy…jveuuuuux pas celle la moi… Bref, j’enchaine sur les langues. En allemand, je tombe sur un vieil ours qui parle tout doucement… L’horreur… Le mec me prend pour une débile profonde, me décroche aucun sourire, me pose des questions super compliquées, etc… Je foire ma LV1… Décidément…je sors de la salle d’allemand, j’étais déjà en retard pour l’anglais…Je leur fait comprendre que j’aimerais bien boire un verre d’eau et 5minutes histoire de formater mon cerveau. L’anglais s’est beaucoup mieux passé, une jeune fille sympathique, compréhensive, et beaucoup plus ouverte d’esprit, qui m’a permis de m’exprimer au mieux. Comme quoi, le jury y est pour beaucoup… Je sors de là complètement épuisée. J’en peux plus, je veux rentrer. Mais Cécilia passe demain et je ne compte pas la laisser toute seule ici. Nous rencontrons une admissible très sympa (Carole) qui partage les mêmes impressions sur Tours. Il est 21h, nous réclamons poliment une voiture afin de se rendre en ville, en vain. Les voitures sont réservées pour ceux qui veulent rentrer, mais promis, on en aura une dans pas lontemps. A 22h, on nous dit qu’on y va dans 5minutes. A 23h, Carole en a marre d’attendre et décide de finalement aller se coucher. 00h30, départ pour la ville après des heures de pétage de cable à tourner en rond. On prend un verre dans un bar, rien d’extraordinaire. Et enfin, pour la petite anecdote, on avait réservé une chambre d’hotel avec Cécilia, et à 2h du matin, on nous a attribué une chambre qui était déjà occupée… Je vous laisse imaginer la crise de fou rire… bref, rien de bien intéressant pour la suite, je suis repartie le lendemain vers 16h, en croisant les doigts pour ne plus jamais avoir à remettre les pieds ici !

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Please God, I want to be an ICN…

( Hymne des admisseurs ICN 2008 )

14juin. C’est la course pour échanger mon billet de train. Départ 15h pour Nancy et il est 13h. Pourquoi ce changement? Parce que j’étais censée partir en compagnie de Cécilia et que son oral Audencia se déroule pile poil le jour de son oral à Nancy, et franchement, je me voyais mal rester deux jours entiers toute seule dans cette ville sinistre ! Une fois mon billet échangé pour un train le lendemain, me voila un peu plus rassurée, quoi que j’arrive un dimanche et que l’ambiance sera encore sûrement moins sympa que prévu. Bref, ça commence mal…

15juin. “Veuillez vous éloigner de la bordure du quai, le TGV 8734 à destination de Nancy va entrer en gare”. Ouf, j’ai vraiment cru que je ne l’aurais jamais. A 12h à Gare du Nord alors que le départ était à 12h09 à Gare de l’Est il faut dire que ça fesait un peu short… Bref, me voila installée pour à peine 2h de train. Ma voisine est une jeune fille qui doit avoir mon âge et porte un pantalon de costume très classe; je me fais la réflexion qu’elle doit se rendre à l’ICN elle aussi et attend (par timidité?) une demi heure pour le lui demander. Bingo! Elle se rend aussi à l’ICN mais n’est ni admissible, ni admisseuse, c’est une étudiante de 1ère année qui était sur le campus de Metz et qui vient faire son premier stage à Nancy. Lorsque je lui annonce que je dors chez une certaine “Soussou” le soir, elle m’adresse un énorme sourire en me disant que j’ai énormément de chance, que c’est sa marraine et que je ne pouvais tomber sur une fille plus sympa. Arrivées à la gare de Nancy, un admisseur vient nous chercher en voiture. J’apprends plus tard que c’est également chez lui que je dors ce soir (colloc’ de trois ICN) et après un bref détour par un bâtiment annexe à l’école (l’ICN étant bien entendu fermée le dimanche), nous nous dirigeons vers l’appart’ pour y déposer mes valises et faire plus ample connaissance avec mes hôtes. Soussou m’accueille les bras ouverts, me propose à boire et me met à l’aise. Tu viens d’où? De Massy? Sérieux tu viens de Vilgénis? Wahhhh excellent, moi aussi !!!” Après avoir passé en revue tous les profs de Vilgé qu’on avait en commun (finalement pas énormément puisqu’elle y était il y a deux ans et qu’elle était en voie technologique), elle me parle de son choix pour ICN, de la vie ici, et elle a l’air tellement épanouie que je me lève aussitôt pour déposer ma valise pleine de préjugés au seuil de la porte. Son copain, présent depuis mon arrivée, me confirme son coup de coeur pour cette ville, bien que vivant à Paris et en dehors du monde commercial. En mode “Open pour découvrir Nancy et son école de commerce”,  je propose à Soussou de faire un tour et de me montrer le plus de choses possibles. Ravie, elle m’emmene sur l’imposante place Stanislas (que je trouve magnifique), me fait passer par la pépinière et dans les quelques ruelles les plus sympas de la ville. A force de sourire, je dois avoir vraiment l’air très niaise! (No comment). Vers 17h, nous nous dirigeons vers le Totem (batiment annexe où se trouve normalement l’accueil des étrangers venant faire leurs études à l’ICN). Là-bas, je retrouve Jihanne (à ma plus grande surprise). Après de multiples minis-jeux-pour-admissibles et un barbecue, nous nous redirigeons vers l’appart’ (où j’avais pris le soin de réserver mon lit une place). WOuhou, c’est l’auberge espagnole chez Soussou… 7 autres admissibles dorment avec moi dans le salon (ca vous donne une idée de grandeur de l’appart…) ce qui donne une petite touche en plus de convivialité. Ensuite, rendez-vous au bar pour ceux qui ne passent leur oral que le lendemain aprèm : La victoire de la Turquie se fait ressentir dans les rues de Nancy où résonnent les coups de klaxons à n’en plus finir.  Un dodo bien mérité…

16juin. Debout 9h. Enfin 6h (quand les autres se sont levés…), 7h (quand ils sont partis…) puis 9h (quand mon réveil a sonné!). Je réalise (ma foi,pas très agréablement) que j’ai oublié de finir de remplir mon CV et me met à la tâche tout de suite après avoir pris ma douche. Départ pour L’ICN à 10h30, où une terasse au soleil et un petit dej’ nous attendent chaleureusement. Pas le temps de glander, tout est très speed… Mot du directeur a 13h dans le grand amphi : Je ne peux pratiquement rien vous dire, je n’ai pratiquement rien retenu parce que je ne pensais qu’à mon heure de passage étant donné que j’etais la seule à avoir un changement d’horaires et qu’il fallait remettre à jour ma convocation (mais non j’ai pas la poisse…). Mais ce que j’ai aimé à Nancy, c’est la non-comparaison avec les autres écoles, ils sont pas là tout le temps à vous dire que Nancy c’est mieux, que les autres écoles c’est de la merde, ils vous laissent faire votre choix et chacun vous dit qu’ici ca fonctionne souvent sur des coups de coeur. Ca tombe bien, c’est mon cas. J’aime cette ville, j’aime son ambiance, j’aime la cohésion entre les élèves de l’ICN, j’aime tout ici. Bon ok, l’école est pas mega super belle (pas comme à Marseille à ce que j’ai cru comprendre), mais bon voila, elle est à deux minutes à pieds de tout puisqu’elle est au coeur de la ville, et ça, ça me plaît bien… Et le projet Artem rentre pile poil dans mes ambitions professionnelles…bref, Je veux cette école, il faut que je cartonne mon entretien ! Tout le monde me dit que c’est pas sorcier, que les jurys sont sympas ici et tous les élèves qui sont passés le matin ont l’air ravis, ce qui à tendance à me rassurer et à éviter les montées de stress. 15h30, je dois enregistrer ma vidéo : En gros, je me la joue mary poppins en sortant les accessoires autour de la harpe en essayant de leur faire deviner quelle est ma passion dans la vie. 16h30, c’est l’heure de l’entretien. Un Homme vient me chercher dans le couloir et me dit de m’installer. Je fais face à un “requin de la finance” et à un directeur des ressources humaines à Maximo, tous deux anciens de l’ICN (whououuuu) qui me demandent si je veux partager avec eux ma vidéo tout de suite. Je réponds par l’affirmative et apercois ensuite quelques sourires timides lors du visionnage. Ensuite, des questions bidons du genre : “ D’accord, vous êtes une jeune fille imprégnée par l’art et séduite par le projet ARTEM, mais, vous vous intéressez à l’économie? ” Pffff….blasée…les questions de ce genre s’enchainent, sans qu’une seule relève le niveau de l’autre… Je suis contente de toute mes réponses et espère qu’ils vont rebondir et alimenter le dialogue mais à chaque fois je me vois, a mon plus grand déséspoir,  répondre un simple “d’accord” ou “Très bien“. Jeux des cartes sans plus grand intérêt : ” Choisissez la carte que vous préférez“, je choisis le téléphone, parce que j’aime être en contact avec les autres, et tout ce qui touche au relationnel, etc… “Mais vous ne pensez pas que le téléphone c’est justement ne pas pouvoir faire face directement à autrui, c’est se priver d’un contact direct?Pffffff…. (mais j’sais pas, t’aurais pas pu trouver un rebondissement d’un niveau intellectuel un peu plus développé?). Je ressors dégoutée. J’ai placé tout ce que j’avais à placer sans avoir en retour aucun signe de compréhension ou d’enthousiasme, et pourtant c’est l’entretien que je pense avoir le mieux géré depuis deux ans… Bref, je suis perdue, je ne sais plus du tout m’auto-évaluer. En sortant, un admisseur me rassure en me disant qu’il est sorti en pleurant de l’épreuve et qu’il a finalement eu 20 alors que d’autres sont sortis avec le smile et n’ont eu que 4…Décidément je ne comprends plus rien… Je retrouve la fille qui est passé avec le même jury juste avant moi et nous comparons nos impressions, qui finalement, sont les mêmes. Nous décidons de prendre le train ensemble et quelques minutes plus tard, nous sommes à la gare, avec toujours quelques admisseurs pour nous tenir compagnies et nous transmettre leur bonne humeur jusqu’au bout. Une fois dans le train, je passe un coup de fil à Soussou pour la remercier de son accueil et lui raconter mes impressions plutôt mauvaises sur le déroulement de mon entretien. PLeaaaaase God, I want to be an ICN… Presque mécaniquement, notre conversation s’est ponctuée d’un “A septembre prochain“.

Le + de Nancy : Ville superbe, au coeur de la ville et donc acccessible à pieds; le projet Artem qui réunit originalement l’ecole des mines, l’ICN et l’école des beaux arts de Nancy; L’accueil géniallissime de l’équipe du BDE et la gratuité de la nuit chez l’étudiant (Dormez ABSOLUMENT chez l’étudiant à Nancy, c’est super enrichissant…); la position d’ICN du coeur de l’Europe (pour ceux qui veulent faire de l’audit, stage garanti au Luxembourg).

Le – de Nancy : Son faible classement parmi les écricomes (dû surtout à la mauvaise réputation des élèves soit disant trop fêtards), le design de l’école.

 

Julie.

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Let’s get down to business

I don’t get no time to play around ( Eminem 2002)

10 juin, jour des oraux Euromed

Mon agréable sonnerie de téléphone retenti et j’ouvre péniblement les yeux. J’avais oublié ce que c’était que de se lever tôt. Un petit coup d’oeil sur le cadran de l’outil qui m’a reveillé me permet de constater qu’en effet, il est tôt. Je jette donc mon portable et le satané 6h15.

Après un brin de toilette rendu difficile par un chat bien chiant car très affectueux, je m’affaire à l’enfilage de mon costume sans mauvaise surprise, je boucle mes valises et je sors discrètement avec Matthieu pour ne pas reveiller notre chère étudiante. ( Oui, vous vous doutez bien qu’en école de commerce, c’est fini les levers à l’aube ).

Un peu de marche, quelques stations de metro et une navette plus tard, nous voici à Euromed. Il est un peu plus de 7h. Nous retrouvons Marine accompagnée de Franck, un étudiant d’ECS qui est à la fois un bon ami de Marine et une de mes connaissances ainsi que d’un certain Luc, élève en prépa ENS qui me signifie que le café servit par les admisseurs est un vrai jus de chaussette. C’est donc avec 2 verres de jus d’orange que j’entre sur les coups de 8h dans l’amphi d’Euromed pour un speech du directeur.

Le discours (et le discourant) sont les mêmes que ceux qui avaient été faits à Vilgénis. Plutôt que de vous raconter ces inutilités, je vais plutôt pousser un petit coup de gueule: nan mais serieux il faudra m’expliquer ce qu’ils ont tous avec leurs conneries de spécificité à la con, soit disant que Euromed ne veulent pas faire de nous des machines à fric mais nous préparer à faire face aux grands enjeux futurs… Mais merde quoi, est-ce qu’ils s’imaginent qu’on va devenir ceux qui vont à eux seuls chambouler l’ordre du monde en trouvant le remède contre la faim dans le monde, contre la mort avant les 120 ans tout en maintenant équilibrés les comptes de la sécu ? Franchement, va falloir se calmer sur les opérations de comm’ à deux balles là les écoles de commerce…

C’est donc mi enervé, mi endormi que je sors de l’amphi aux environs de 9h. Nan, pour être plus honnète je suis un peu mortifié, on vient de me donner ma feuille d’appel et je passe à 11h. Rendez vous compte, je suis arrivé ici à 7h et tout ça pour quoi? Pour 2 verres de jus d’orange, un speech à la con que je connaissais déja et deux heures d’attentes à tourner dans l’école. Nous mettons donc ces heures à profit pour déambuler dans l’école avec Marine Matthieu Franck et Luc, puis vient l’heure de l’oral.

J’ai été détendu toute la matinée mais là, à attendre devant la salle, je dois avouer que je stresse un peu, mes mains deviennent moites et mon pouls s’accélère. Un homme d’une quarantaine d’années vient m’ouvrir, me sourit et me serre la main en se présentant et m’invite à entrer. Je sers la main de l’autre juré, un ancien élève de la promotion 1994 qui ne se donne pas la peine de sourire.

A peine se sont-ils présentés et ai-je fait ma présentation que le juré ancien élève me pose quelques questions ultra pointues sur le risk management ( qui est mon projet professionnel)sur un ton peu enjoué et me reproche de ne pas connaitre la méthode Khsrtchtksik ( ou un truc comme ça avec plein de consonnes) de détection des risques. Il continuera de se montrer désagréable durant tout l’entretien mais j’en ferai abstraction et répondrais à ses remarques avec un large sourire, feignant de ne pas remarquer leur caractère agressif et parlant équitablement avec chaque juré.

L’entretien tourne autour de mon projet professionnel, de mes loisirs, du dernier livre que j’ai lu, d’un article qui a retenu mon attention, de ce qui me fait choisir euromed, de ce que je pense apporter à l’école… Bref, le pannel de l’entretien classique par excellence ( et un peu bidon il faut le dire)…
Finalement je ne peux pas m’empêcher de lâcher une petite pique en disant que ce qui m’attire à Euromed c’est le fait que bien que l’école n’ait pas toujours été très bien classée, elle est en progression depuis quelques années ( faisant froncer les sourcils de celui qui était à Euromed en 1994 et qui, il faut le dire, m’avait bien cassé les couilles pendant l’entretien).

L’entretien s’achève avec une question venant de ma part, je choisis de demander de façon innocente ce qu’il en est des langues à euromed ( domaine que je sais être le point faible de l’école), mettant une fois de plus notre très cher ancien élève dans l’embaras qui me bafouille qu’il y a des labos de langue ( comme à Vilgé :D ) et que l’on peut partir 6 mois à l’étranger ( sympa de partir dans un pays pour apprendre une langue dont on ne sait encore rien!).

Enfin bref, je resors de la salle après avoir poliment salué mes jurés et je retourne remplir le questionnaire de satisfaction et récupérer le “pack de l’admissible” avec un bouquin, un sac et un t-shirt euromed, je retrouve Matthieu qui ( j’avais oublié de le dire ) est passé avec le même jury que moi et a eu droit aux mêmes questions… On se change et on repart jusqu’au TGV sans oublier de prendre à manger au passage.

Une fois n’est pas coutume le voyage du retour se passera sans encombre.

Bilan Euromed:

+: Le cadre est vraiment magnifique, l’école dont les locaux géniaux ( baies vitrées etc…) surplombe une forêt et n’a d’autre fond que les montagnes. Les élèves de l’école de commerce se sont montrés très sympa et disponibles.

-:Je repars néanmoins avec une impression négative de mon séjour, est-ce à cause des nombreux problèmes de transport de la veille, à cause de la matinée pourave passée à écouter un speech bidon après m’être levé aux aurores? C’est bien possible mais je crois aussi que l’école ne m’est pas apparue comme un lieu qui me ressemble, c’est assez subjectif et difficile à expliquer, je dirais que l’athmosphère ne me donnait pas l’impression d’être dans une école, mais plutôt à un séjour du clubmed… mais comme je le dis, c’est une impression très subjective.

Colin

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Je n’sais pas où je vais, je crois que je n’l'ai jamais bien su…

…Mais si jamais je le savais, je crois bien que je n’irais plus !(La rue Ketanou)

 

Mardi 10juin. A Deux jours des résultats de l’EDHEC, Trois de ceux d’Audencia et de Grenoble (A m’en tenir à leurs multiples et incompréhensibles calendriers, qui soit disant en passant, sont censés vous rendre “la vie plus pratique”). Autant dire que le stress est à son comble, surtout lorsque le souvenir des derniers résultats pas très probants (pour ne pas dire TRES DECEVANT) d’Ecricome vous rapellent que vous n’avez plus le droit à l’erreur. Bref, sans faire une plus ample exposition (austentatoire) de mes états d’âme, je vous souhaite sincèrement à tous d’être agréablement informés de vos admissibilités. Pour ma part, je me dirige vers Nancy en compagnie de Cécilia le samedi 14, et vers Tours le 17 (Qui a dit que ces villes ne sont pas séduisantes??), où nous dormirons (bien évidemment) chez l’étudiant. Voila, pour l’instant. Nos impressions dès que ces épreuves se seront déroulées… 

 

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De Mars’ on part en croisade

( Fonky Family, 1997)

9juin, veille de l’entretien Euromed.

L’heure de mon premier oral à Euromed est arrivé, enfin pas tout à fait, pour situer la chose, nous sommes à la veille de l’entretien, il est 13h10 et je viens de retrouver Matthieu Anorga à la gare de Lyon, le moral est au plus haut, dans 3heures nous serons à Marseille . Enfin c’était sans compter sur notre très chère amie la SNCF (vous savez, “prenez le temps d’aller vite”… mon cul, ouais!)

Tout se passe sans encombre, nous sommes bien installés, il est 15h10, le TGV fait son arrêt à Avignon, dans 1heure nous serons à Marseille !

Il est 15h30 et le TGV est toujours à Avignon. Entre temps nous avons respectivement eu droit à : “En raison de mouvements sociaux, le traffic va être perturbé.” puis “La foudre s’étant abbatue sur les voies, notre train sera en retard à Aix et à Marseille”, le tout annoncé avec le ton enthousiaste que peut prendre Nelson Monfort lorsqu’il interviewve un tennisman après un match (en anglais de préférence).

Il est 17h30 et le TGV semble desesperement bloqué à Avignon et nous regardons avec un amusement non dissimulé l’incompétence de la SNCF qui tente en vain de faire rentrer le contenu d’un TGV dans un bus… les pauvres! Nous avons eu droit à “Ce train déservira Marseille mais pas Aix” , “Ce train deservira Aix et Marseille”, “Ce train ne deservira ni Aix ni Marseille”. Finalement, fatigués de rentrer et sortir du train, nous nous posons sur le quai devant l’entrée du train.

Il est 17h45 quand le train se décide à repartir, finalement il déservira Aix et Marseille. Néanmoins, la pluspart des gens, excédés, ont déjà quitté le train, c’est donc à 5 dans le wagon que nous finirons le voyage, Matthieu me fait alors remarquer qu’il ne comprend pas pourquoi il y a écrit “heure de pointe” sur notre billet. Le train se remet en route vers une voie de garage puis s’immobilise à nouveau en gare d’Avignon.

Il est 18h quand nous quittons Avignon, je reçois alors un message de Marine Ruols ( partie deux heures après nous) qui me dit que ça y est, elle est arrivée. De peur de me montrer de mauvaise humeur, je décide de ne pas répondre à ce SMS.

19h, le train arrive en gare, nous entendons la voix douce et féminine de la SNCF nous annoncer “Nous espèrons que votre voyage vous a été agréable et espèrons vous revoir bientôt sur nos lignes”… Salope!!!. Nous faisons la connaissance de l’étudiante chez qui nous logerons durant le séjour (l’adjectif salope s’applique à la SNCF, hein). Juste le temps de poser nos affaires chez elle et de refuser une invitation au restaurant de sa part ( on préférait aller manger à la cafet’ d’euromed histoire de voir l’école) et nous voilà partis en bus pour l’école.

20h35, nous apprenons que la cafet est fermée depuis 5minutes et que nous ne pouvons donc pas manger. Par chance, nous pouvons bénéficier de la navette euromed qui nous ramènera au centre ville. Ai-je besoin de préciser que depuis le départ, notre moral a un chouilla chuté?Toujours est-il que nous rentrons en compagnie de deux préparationnaires de Lille avec qui nous sympathisons. Ah, en fait Sami Nacery n’a rien d’exeptionnel dans Taxi, tous les taxis marseillais conduisent comme lui.

22h30, Après être rentré à pied du centre ville histoire de trouver un coin où bouffer en chemin ( d’ailleurs y a pas un seul fast food d’ouvert dans cette ville le soir…) et donc après avoir ingurgité une pizza sur un banc public en écoutant Italie Pays Bas à la radio, nous rentrons à l’appart.

23h30, extenué, après avoir pris une douche et m’être rasé ( et coupé, put*** de journée) je m’endors comme une masse.

Autant dire que cette journée a été une franche réussite, les leçons à en tirer…

-Bien vérifier les horaires d’ouverture des cafet histoire de ne pas faire le déplacement pour rien

-Le logement chez l’étudiant est vraiment très pratique, 10€ par nuit, quelqu’un qui vient vous chercher à la gare et la possibilité de s’entretenir à propos de l’école.

-Peut être le plus important: n’oubliez surtout pas d’aller bruler un cierge à l’église pour que votre train n’ait pas de problème.

Colin

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Under Pressure (Queen & David Bowie)

J’aime toujours autant Queen… Et ce titre convient parfaitement à la période difficile que vous traversez… Courage!

Dans un an vous vous souviendrez avec bonheur des ces semaines dures, certes, mais excitantes avant tout. Ecricome est déjà passé, j’espère que tout a été pour le mieux (je n’en doute pas).

Julien et moi allons bientôt passer la main, pour qu’à votre tour vous inscriviez ici-bas vos impressions, remarques et relatiez les aventures que seront vos oraux. Mais avant toute chose j’aimerais finir le travail que nous avions commencé : si Julien a raconté tout ce qui lui est arrivé durant ces passages devant les jury, je n’ai pas rempli ma part du “contrat”. Je vais donc très prochainement reprendre ces récits, imprimés dans ma mémoire (difficile d’oublier tout ça!).

Je ne peux vous faire d’encouragements tels que ceux de Julien, concernant les écoles, étant donnée ma position; mais pour les concours en eux-mêmes, sachez que vous avez reçu à Vilgénis les informations suffisantes pour très bien réussir. Il faut y croire et ne pas se laisser intimider par les élèves des “grandes prépa” (j’en ai vu abandonner une épreuve pour les grandes écoles, baissant les bras et prétextant préférer se reposer pour les autres épreuves… Vous êtes inscrits : tentez quelque chose). Avec un peu de chance vous en verrez quelques-uns trop sûrs d’eux pour être réalistes ( ils sont facile à repérer : ils courent vers leurs copains en criant qu’ils ont cartonné, et que l’AEHSC donnera un 15, au grand minimum, pour eux…).

Voilà, keep it real.

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Voilà, c’est fini

On a tant ressassé les mêmes théories (Jean-Louis Aubert)

Un an bientôt, un an. C’est fou ce que le temps passe vite. Ceux que l’on appelait “nos bizuth” entament mercredi les premières épreuves du concours écricome. Six écoles, non sept, maintenant. Les temps changent. Je me souviens encore de cette période, de ces premières épreuves dans la salle immense du lycée Chaptal. Les révisions de dernières minutes devant la télé, aussi tôt abandonnées, aussi tôt reprises. Les coups de fil du midi aux collègues qui passaient leurs concours à Besançon, à Versailles ou ailleurs dans Paris.

La semaine de creux entre les épreuves de la banque écricomes, ses copies colorées et numérotées (sans qu’on ait jamais pu saisir la logique de la numérotation), ses code-barres autocollants et les épreuves de la BCE. Les révisions de cette semaine de battement, le stress qui commence à monter : “non je ne sais pas ce qu’on donné les premières épreuves”, “c’est un concours de toute façon, un concours” ou encore “les choses sérieuses commencent”, “le niveau va monter, je suis mort”.

J’avais pas tord, ce stress m’a détruit ma première partie des écrits : j’ai cédé à la panique, sans raison, sur la première journée d’épreuves BCE (maths et dissertations lyonnaises je crois). Un petit mail en rentrant, à ma prof de maths, me voilà rassurer. Je reprends les épreuves d’une façon différente, plus zen. A vous qui passez prochainement les écrits, ne paniquez pas : ce n’est pas plus dur que le reste de l’année, et si ça l’est, ça l’est pour tout le monde. C’est sûr, un an après, ça parait évident ; devant sa copie, ça ne l’est pas.

Aujourd’hui, je ne me sens pas si loin de tout ça. Evidemment, je ne suis plus en prépa. Evidemment je ne prépare plus les concours, je vis d’autres choses, je n’ai plus ce stress. Mais je garde cette petite nostalgie des concours, de la prépa …

La vie en école est merveilleuse je ne serai pas prêt à l’échanger. Si j’ai aujourd’hui un conseil à donner a ceux qui étaient nos bizuths (désolé, j’ai du mal à vous appeler carrés, je n’arrive pas à perdre mes mauvaises habitudes), c’est de vous donnez à fond. Foncez, donnez le meilleur de vous même, ne paniquez pas. Vous êtes prêts, vous n’avez pas à rougir face aux autres candidats : Vilgé, quoi qu’on puisse en dire, forme bien, vous prépare à affronter les concours des meilleurs écoles.

Ne rougissez pas, foncez.

Si, à votre tour, vous souhaitez raconter vos oraux – voire vos écrits – décompresser après les épreuves, vous changer les idées ou évacuer le stress post-épreuve … reprenez la suite de ce blog. Il est désormais à vous.

Vous allez réussir.

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Quel fainéant fais-je

Pas de titre muscial. Rien, si ce ne sont des excuses. Ce blog n’a pas été mis à jour depuis quelques temps, mettons ça sur le compte de la fameuse phase post-prépa de “décrompression”. L’article précédent n’est que le brouillon de ce qui aurait du être le récit de mon dernier voyage, à Grenoble. Désolé de n’avoir pu terminer cet article, j’essairai de le faire un jour. Rien de gagner, ne jubilez pas, un j’essaierai n’est pas un well done.

En attendant de nouveaux messages sur le blog, un palmarès des accueils, des welcome pack ou de l’ambiance perçu dans chaque école, je vous donne ma destination finale. Après avoir testé plusieurs testé plusieur écoles et été testé par autant d’établissements, Sigem a jetté les dès. Je serai à l’EDHEC Lille l’an prochain. Le but visé a été atteind, l’installation dans mon logement lillois imminente… de nouveaux récis en perspective, du moins, j’y compte.

En attendant plus de nouvelles, profitez ! Si vous entrez en première anné de prépa, lisez, lisez ! Si vous entrez en seconde année … ne faîtes rien de vos vacances et commencer à travailler dur dès le 20 août. Si vous entrez en école … Soufflez avec moi.

Quoi qu’il en soit, bonne chance à tous.
Julien

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Kein Alkohol ist auch keine Lösung!

Ich hab es immer wieder versucht. (Die Toten Hosen, 2002)

Dernière étape, dernier jour. Je plante le décor de ce dernier oral, de cette dernière ville : Grenoble. Je suis encore dans le TGV, seul. J’aurai du être accompagné mais le destin en a décidé autrement. Le trajet est long, mais pas désagréable, je pense à l’arrivé, au restaurant avec les autres admissibles. Je pourrai souffler demain soir : mes deux ans de prépa se terminent ici, à Grenoble.

Dans la gare de Grenoble, après avoir admiré le panorama, je trouve – avec un peu de mal, sûrement du à la fatigue – le stand de l’école et je m’y présente. Je suis Julien, je viens d’arrivé, oui oui de gare de Lyon, je veux manger au resto. Arf dommage, bon okay. Oui, oui je dors chez l’étudiant.

J’en conviens, de ce point de vue, la conversation est dure à comprendre. Je vous propose quelques notes indispensables à la bonne compréhension. Il se trouve que je suis arrivé trop tard pour bénéficier de la sortie proposée aux admissibles : le restaurant. Mais rien n’est perdu, on se rattrape (autant qu’on peut, la corniche est fine) en allant au Quick (ce pastiche de MacDonald inventé par quelques belges délurés). On me demande si je compte toujours dormir chez l’étudiant et je confirme, me voyant en mauvaise posture en cas d’annulation. Quel coup d’éclat certes, je sortirai du rang à coup sûr, mais la vie hors du rang s’avère également dangereuse. Autant le tenir pour l’instant. On m’a également interrogé sur ma « gare d’origine » terme assez tribal, mais au nom suffisamment évocateur pour que n’importe admissible (même les gens d’H4 ou de LLG) le comprenne. Je pense que la mise à niveau est maintenant effectuée.

Manger dans un restaurant rapide Quick, c’est toujours une grande occasion. La première fois c’était à la cité des sciences et de l’industrie. C’était impressionnant, toutes ces expos (j’ai adoré celle de l’été dernier sur la biométrie, combinée au pass Star Wars, c’était un régal), si bien que le Quick qui suis bénéficie d’un surplus de bonheur. Ca passe diront certain. La seconde fois c’était à Saint Michel avec Virgile, envie de trouver un truc pas trop cher et rapide … Fausse idée, c’est aussi cher qu’un bon sandwich traditionnel ou un panini. Enfin, le tout étant qu’on avait fait le plein de CD chez Gibert Jeune ce jour là. C’était juste avant la prépa, quel beau moment, le temps de l’insouciance et du choix du CD et non du livre. Enfin passons, la troisième fois, c’était encore à Saint Michel, le premier jour de mes concours BCE. Je passais à Saint Louis et j’ai fait le choix du Quick, puis du Long Chicken. Ca a beau être dégueulasse, j’adore. Ce pain plastifié qui croque pour laisser les papilles apprécier la douceur du poisson pané dont la cuisson a été manquée ou oubliée, cette salade aussi dure que celle de chez Picard consommée sur place … j’aime.

C’est donc heureux que je contemple le menu. Je me laisse tenter quelques secondes par wrap, mais j’opte finalement pour le Long Chicken (le Long Fish sauf que c’est un poulet pané cette fois), des frites et un Coca-cola zero (non que je soit fan des produits régime, mais c’est la seule boisson qui permet de faire autant de mousse rien qu’en agitant la paille dans le gobelet). Je rencontre dans ce Quick deux filles de Paris, Hoa et Caroline. Très sympathique, l’une opte pour le menu spécial Simpson. BRRR, BRRR me vibre mon portable. C’est Marie, je dormirais chez elle et Greg ce soir. Elle passera tout à l’heure au Quick pour venir me chercher. Ce qu’elle fera. très sympathique, il se révèle que Greg l’est également. Je sors donc du Quick avec Marie et allons attendre Elisa et « Claaaaaaaaaaire » qui me font découvrir Mulhouse à travers un rap du 8-6. C’est, comment dire, particulier. Quoiqu’il en soit, je les aime déjà. Nous discutons jusqu’à l’arrivé chez M&G (non, non ce n’est pas un nouveau cabinet financier qui est ouvert, c’est Marie & Greg) : c’est super classe chez eux. Vraiment.

On nous propose de sortir ce soir. Après avoir tout fait pour éviter la sortie, je finis par me résilier à rejoindre mes camarades de Vilgénis (Lolo, Cécile et Sophie) et à boire quelques litres de bière, non sans traîner les pieds. Arrivé dans le bar, je rencontre Corentin, un vieil ami d’enfance que je vois pour la première fois. Sans s’être vu, on se reconnaît tout de suite, ça fait plaisir. Tant de souvenir à écrire. Je serre Laurent dans mes bras, pour le saluer virilement, fait la bise à Cécile et serre la main de Sophie.

A Rome, fait comme les Romains (si quelqu’un a un pire cliché, qu’il me jette la première pierre) telle est l’excuse de l’achat de ma première pinte. Je la bois en compagnie de Laurent, Cécile et de Sophie, puis je discute quelques peu avec Claire, puis avec Greg. Je commande ensuite ma seconde pinte, en compagnie de Laurent qui fait la même. Quelque peu éméché après sa sortie au restau, il commence à être en peine. Je prends donc une troisième pinte et lui en paie une. Je me fais gentiment engueuler par Cécile qui me laisse boire les trois quarts du verre offert à Laurent. Le temps passe et de l’eau coule sous les ponts : c’est l’heure du Karaoké. Je prends une nouvelle pinte pour mieux l’affronter. Les admissibles commencent à rentrer, je suis le seul à rester, en compagnie des admisseurs. Laurent est reparti dans je ne sais quel état, couvert de bière, et quelque peu éméché. J’aime ton odeur, tout tes gestes en douceur, lentement dirigé, le karaoké commence par sensualité d’Axelle Red. Viendront ensuite Oasis, Patrick Bruel, Michel Sardou … j’en passe.

Il est presque deux heures : les chansons du karaoké, puis des admisseurs ont décidé de réduire mes capacités vocales. Tout se calme et passe un moment pendant lequel il a du se passer quelque chose, mais je suis incapable de vous dire quoi. Sur le chemin du retour, Greg et Marie me félicitent et me souhaitent bon courage bon pour le lendemain.

Il est six heure. Il faut se lever, j’ai dormi deux heures à peine, mais je suis en forme (malgré une haleine insupportable pour la moitié du genre humain et un intense mal de ventre). Après tout je suis en vacances ce soir. Après m’être remis autant que j’ai pu, nous sommes parti pour l’école. Le bâtiment est impressionnant : tout en verre, imposant, il est très moderne. Je trouve ça magnifique, tout comme la fille de Grenoble, réputée pour sa pollution et ses reliefs … Inexistants (avis aux fans de rollers ou de bicyclette, il s’agit de la ville la plus plate de France).

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Je suis venu te dir’que je m’en vais

Et tes larmes n’y pourront rien changer (Serge Gainsbourg, 1974)

L’EDHEC est passé, l’enjeu est tout de suite moins important. C’est fou comme la pression, et la concentration, retombent rapidement. Je vais à Reims avec Florian dans un nouvel esprit. Je suis moins motivé, mais j’y vais. Florian m’accompagne mais n’est pas en costume : simple visite pour lui. N’ayant pas passé les langues Ecricome, il ne passera pas d’entretien à Reims.

Le TGV Est relie la gare de l’est à Reims. Mis en service le mois dernier, c’est la dernière ligne à grande vitesse (LGV)  mise en exploitation par les réseaux ferrés de France et la SNCF. La voiture de notre TGV est neuve, très agréable. La deuxième classe donne vraiment envie : des sièges très confortables, des lampes avec des interrupteurs postmodernes. Nous nous y installons et partons pour Reims. Je suis content de prendre ce TGV si médiatisé.

Arrivé à la gare de Reims, nous cherchons l’accueil admissible. Très décevant. C’est en fait un tas d’admissible qui attendent des navettes pour l’école … Admission de masse. Nous embarquons dans la troisième navette, un Renault trafic tout neuf, de couleur noire. Le trajet est particulier : la conduite est sportive mais nous arrivons à bon port.

L’accueil est souriant et le welcome pack léger : une pub pour la société générale, quelques chewing gum, une brochure et un tshirt (taille unique, M). On fait un tour rapidement, je remets mon questionnaire, me faire prendre en photo et signe pour certifier ma présence. On se dirige vers le foyer pour manger un petit quelque chose : rien. On demande et est gentillement servis. L’ambiance est vraiment morne … On décide de partir. Quelques instants bien sûr.

On fait finalement le choix d’aller manger au Mac Donald qui se trouve à 15 minutes de l’école. On retourne à l’école et s’inscrit pour la visite des caves. On demande si c’est bien compatible avec le passage en entretien.

A 14h00, on part pour les caves Pommery. Visite classique suivie d’une dégustation. Il est 16h15, la visite est finie. On monte dans la navette, direction la gare de Reims pour y déposer ceux qui repartent.

On descends avec eux. La navette repars à 16h40, je n’y remonte pas et reste à la gare. Comme mon camarade, j’échange mon billet (nous allons goûter à la première classe sans frais supplémentaires) et je monte dans le TGV.

Tant pis. L’école m’a déçu, l’ambiance également … Ne souhaitant pas aller dans cette école l’année prochaine, je ne regrette rien.

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